NAPHTE, PÉTROLE, SALSES , ETC. 4ll
dans le district de fconegliano. Le puits avait atteint une profon-deur de 110 pieds. De son côté, M. Bowring a traité dé l’acideboracique des lagonide Toscane (1).
Dans une Note sur les sources et les mines d'asphalte ou bitumeminéral de la Grèce et de quelques autres contrées (2), M. T. Virleta signalé des traces de bitume dans des calcaires foncés, entre Sa-varin et Nisi, puis il a décrit les sources de naphte de l’île deZante , connues depuis longtemps, car elles ont été mentionnéespar Hérodote . Il a rappelé également l’existence des mines de poixminérale du Gondessi, dans l’Albanie , exploitées àu temps de Pline,et situées au pied nord des monts Akro-Cérauniens, les mines depétrole de l’île de Kuraka, le bitume des calcaires compactes deVcrgoraz en Dalmatie , et celui de l’île de Bua.
M. de Gourieff (3) a décrit, près de Kertsch, des collines de170 mètres de hauteur, composées d’aliuvions, d’argile jaunâtre,alternant avec l’argile feuilletée grisâtre. Celle-ci est recouvertepar place de calcaire marin coquillier, semblable à celui qui formepresque exclusivement les côtes de la mer Noire et delà nterd’A-zof. Dans un des ravins qui sillonnent ces collines, sont des volcansboueux qui, pendant l’automne et l’hiver, laissent dégager de l'hy-drogène carboné et de l’acide carbonique. La boue est composéed’argile grise , feuilletée , délayée dans l’eau avec des galets et desfragments de fer oligiste brun. Les éruptions forment de petits ma-melons de 4 mètres de hauteur, et dont le cratère est très profond.Ceux-ci sont remplis d’eau qui déborde. A peu de distance, setrouve une source qui apporte du naphte que l’on exploite, quoiqu’ilsoit peu abondant.
Ou doit à M. Ed. de Verneuil <4) la description, dans la pres-qu’île deTaman et la partie orientale de la Grimée, d’un ensemblede volcans boueux qui occupe une bande d’environ 20 lieues de!on §. et dirigée E.-O. Le sol de ce pays, déjà connu par les tra-vaux de Pallas, est couvert de collines ou de cônes plus oumoins réguliers, qui atteignent jusqu’à 80 mètres de hauteur,et qui sont le résultat d’éruptions boueuses. Celles-ci sont ac-
(l ) £dinb. new philos. Magaz ., vol. XXVIII, p. 85. 1840.
m£ull., vol. IV, p. 203. 1834.
y) Annuaire dufourn. des mines de Russie , vol. III, p. 343. 1836.
(4) Mémoire géologique sur la Crimée . ( Mém. de la Soc. géol.^France, , p. 1 . 1838.— Bull. ÎV/., vol. VII, p. 316. 1836.
W',vol. VIII , p. 188. 1837.)
Crime'».