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1 (1847) Cosmogonie et géogénie, physique du globe, géographie physique, terrain moderne / par le Vicomte d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Comte de Salvandy
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VOLCANS DISLANDE .

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cette île. Aussi lauteur pense que lIslande , connue M. deHum-holdt la supposé pour le Cliimborazo , reposait sur une im-mense cavité, et que, de môme quen 1698 sengloutirent lesdômes trachytiques du Capac-Urcu et du Carguairazo , et plus ré-cemment un volcan de Java, lIslande , surchargée de masses basal-tiques et Iaviques, se sera en partie affaissée vers son centre. Decelte manière sexpliqueraient la faible inclinaison des couchesactuelles vers ce même centre, et la disposition des côtes, qui la fontressembler à une île fortiliée tout autour par des murailles gigan-tesques et crénelées, tandis que, dans létat ordinaire des choses ,toutes ces coulées basaltiques eussent été inclinées vers les côtes.

Si nous nous rappelons actuellement les grands traits orographi-ques et géologiquesque M. Krug de iNidda nous a montrés en Islande ,nous les trouverons, à une seule exception près, en opposition avec,ces conclusions de M. E. Robert. Cette exception est linclinaisongénérale des nappes basaltiques vers le centre de lîle (1), queM. E. Robert invoque à tort, suivant nous , contre lopinion deson prédécesseur ; car, ainsi que nous lavons dit, linclinaison descouches vers laxe ou vers le centre du soulèvement est un faitassez commun et qui même à priori prouverait en faveur de lasser-tion de M. de Nidda.

Sans nous arrêter au désaccord qui existe entre ces deux géolo-gues sur quelques faits peu importants, comment supposer quuncaractère aussi frappant que celui dune dépression du sol traversanttoute lIslande du N.-E. au S.-O., précisément sur le prolongementde lîle volcanique de Jean Mayen, et bordée par deux bourreletsde trachyte , dont lapparition aurait donné lieu à la vallée et sou-levé les nappes trappéennes anciennes, tout en leur imprimant unmouvement de bascule ; comment supposer, disons-nous, quunedisposition aussi simple, dont lexistence a reçu la haute sanctionde M, le baron de Buch , le savant le plus capable dapprécier unpareil phénomène, ait pu échapper complètement aux explorationsqu a faites M. E. Robert, non seulement sur presque tout le litlo-ra b mais encore dans plusieurs directions à travers lîle? On doitregretter que ce dernier nait pas pris connaissance, avant sonT °yage, des résultats obtenus par son prédécesseur, car il se fût,

(1) M. Descloizeaux a trouvé que dans les fiords profonds de lapartie orientale de lîle , les escarpements sont coupés perpen-, clairement à la direction , cette inclinaison se maintenait entre' et to degrés.

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