NOTIONS GÉNÉRALES. I.
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lorsqu’on en connaît la valeur. Ainsi on distingue la race Pesaro ,Dandolo, etc., la race d ’Aubenas, de Loudun , la /ace mila-naise , etc., etc. Il n’y a réellement de différence marquée entreles cocons de ces races que celle de la quantité de matièresoyeuse qu’ils renferment, quantité qui n’est pas absolue. Laplus grande distinction à établir dans les caractères des cocons denos climats est relative à leur couleur qui est tantôt blanche et leplus ordinairement jaune. Les cocons blancs sont en général lesplus estimés, la qualité de la soie qu’on en retire est supérieure;on n’a pas besoin de la décolorer, et sa blancheur naturelle a tou-jours quelque chose de plus franc que celle de la soie jaune déco-lorée artificiellement. Les entomologistes n’ont pu préciser encores’il existe réellement une race blanche qui se perpétue, ou si lasoie blanche est produite accidentellement par la race jaune. Cedernier fait paraît démontré, mais peut-être n’est-il que le résul-tat d’un croisement entre les deux races.
M. Robinet, qui s’occupe d’une manière spéciale et avec tantde succès de la production de la soie, a fait des expériences duplus haut intérêt sur un grand nombre de races différentes, pourétablir le rapport entre le poids du ver et celui du cocon qu’ilproduit. Il a trouvé qu’en moyenne le poids du ver, au momentde la montée et par conséquent lorsqu’il contient encore toute laquantité de soie à l’intérieur, est de 4s r -,47, celui du cocon avecsa chrysalide de ls r -,87 ; il y a donc là une différence de 2s r -,60.Elle provient nécessairement de l’évaporation , puisque après laformation de la chrysalide la soie contient une quantité d’eaubien moindre qu’avant le travail du ver. M. Robinet a trouvéencore que cette différence entre le poids du ver lors de la mon-tée et celle du cocon formé était très-variable avec les races etles années. Ce résultat est fort remarquable s’il a été obtenu pardes expériences faites sur des produits amenés sous le mêmepoids au même degré de siccité, comme un expérimentateuraussi habile n’aura pas manqué de le faire. M. Robinet attribueles différences signalées à l’état dans lequel on présente les feuillesaux vers ; ceux-ci prendraient un développement plus considé-rable quand on les nourrit avec des feuilles humides. Et, quoiquela réduction soit plus forte lorsque le ver est plus développé, la