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nourriture humide n’en est pas moins favorable, parce que l’ac-croissement de réduction n’est pas en raison directe de l’aug-mentation du volume. L’auteur en conclut que l’emploi de lafeuille humide favorise dans les larves le développement desmatériaux qui composent le cocon.
La variation des quantités de soie contenue dans les coconsse présente pour les races comme pour les individus. On admetdonc généralement, comme on l’a vu, un rendement de 10 à18 pour 100, c’est-à-dire que lOOkilog. de matière soyeuse peu-vent rendre de 10 à 18 kilog. de soie.
Composition du fil de cocon. Le fil obtenu par le dévidage ducocon n’est pas composéde soie pure, mais de matière hétérogène;on peut le considérer comme formé de trois tubes concentriques.Au centre est la substance fibreuse animale qui constitue la soie ;elle est recouverte d’une double couche de gomme végétale dontla composition chimique n’est pas la même. Tous les chimistesqui se sont occupés des analyses de la soie ont évalué le poids descorps étrangers qui la recouvrent à 25 ou 30 pour 100 du poidstotal. Ces corps doivent disparaître complètement avant la tein-ture de la soie. La première couche de la surface peut être dis-soute à l’eau chaude; la seconde ne peut être enlevée que parune eau alcaline.
On a fait remarquer avec juste raison l’avantage de la présencesur le fil de soie d’une espèce de matière imperméable à l’eau quipréserve la chrysalide à l’état sauvage de l’humidité qui lui se-rait si défavorable. Cette présence de la gomme empêche égale-ment le ramollissement du cocon lors du tirage, ce qui faciliteconsidérablement le dévidage. On a donné le nom de soie grègeou crue à la soie telle qu’elle est obtenue par le tirage du cocon.Lorsqu’elle est débarrassée des corps étrangers on la nomme soiedécreusée ou soie cuite.
Consommation de la soie en France . On évalue à 3,000,000de kilog. au moins la quantité de soie mise en œuvre par an ac-tuellement en France . La valeur est variable avec les années et lesqualités de la matière, on peut cependant en fixer approximative-ment la moyenne à un prix de 53 fr. le kilog. Les trois millions desoie grége présentent donc une valeur de 105,000,000; et c’est