NOTIONS GÉNÉKALES. I.
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un des grands revenus de notre industrie agricole du midi. Malheu-reusement une partie de la consommation , près d’un tiers, nousvient de l’étranger et échappe par conséquent à la productionindigène.
Quelque considérable que soit encore l’importation de la soieétrangère, elle a diminué graduellement d’une manière sensibledepuis un demi-siècle. Toutes les soies de belle qualité nous ve-naient alors de l’étranger, de la Chine surtout. Aujourd’hui aucunpays ne produit de meilleure soie que la France , et il en est peu quipuissent atteindre à la perfection des soies françaises, auxquelles iln’y a d’autre reproche à adresser que l’élévation du prix, toujourssupérieur, il faut ledire, à celui des soies qu’on offre en concurrence.Mais qu’une amélioration vienne à être introduite dans le tirage dela soie, qu’on diminue la quantité du déchet des cocons, commecela ne peut manquer d’arriver bientôt , l’agriculture indigènealimentera à elle seule notre grande industrie séricicole, sanssupposer même qu’on augmente les plantations de mûriers. Ilest permis de croire qu’alors nous acquerrons définitivement lepremier rang dans toutes les spécialités qu’elle embrasse.
Dans l’état actuel des choses, les pays étrangers d’où la soie estimportée sont : les États sardes pour plus des deux tiers, la Suisse ,la Turquie, une partie de l’Italie, l’Espagne pour le reste.
De toutes nos industries, celle des soieries travaille le pluspour l’exportation. La moitié environ de la soie employée estexportée sous forme de tissus. L’Angleterre et les États-Unis for-ment nos principaux débouchés. On ne saurait trop répéter queces pays font les plus, grands efforts pour parvenir à se suffire ; déjàils n’ont rien à nous envier pour les étoffes unies , et l’Angleterrenous est supérieure pour la production des foulards. 11 ne nousreste donc que notre position favorable pour la production de lamatière première et notre supériorité incontestable dans la fabri-cation des étoffes façonnées. Mais si le sol de l’Angleterre et desÉtats-Unis ne se prête pas à la culture du mûrier , les possessionsdes Indes produisent la soie grége sur une échelle gigantesque.Cette soie n’est pas toujours d’une bonne qualité, il est vrai,et le rendement est faible; ces faits pourraient nous rassurer,s’ils résultaient réellement de la nature des soies des grandes