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INTRODUCTION.

lin, dont les naturels de la Nouvelle-Zélande font de très-beauxtissus, n’a pris aucun développement chez nous; l’usage s’entrouve restreint à la fabrication de certains cordages de luxe etde toiles à voile. Un seul fabricant en France s’est livré avecquelque suite à la fabrication de la toile avec des fils de Phor -mium tenax. Mais on reproche à cette étoffe de ne pouvoirrésister aux lessivages; c’est probablement cette difficulté quia contre-balancé depuis si longtemps les propriétés précieusesde la matière textile en question. Cette particularité ne présentepas d’inconvénient, lorsqu’on se borne à produire des toiles àvoiles.

Les Chinois emploient comme matières textiles un certainnombre de plantes et d’arbustes qui présentent beaucoup d'ana-logie avec le Phormium, tenax. Comme ces plantes sont peunombreuses et que les procédés usités pour leur transformationsont très-simples, nous pensons qu’on accueillera favorablementles notes que M. Heed, délégué en Chine , a bien voulu nouscommuniquer sur les principales matières filamenteuses em-ployées dans ce pays et aux îles Philippines .

Ma et Abacca de la Chine .

Une des substances textiles les plus répandues et les plus enusage en Chine est le Ma; il y tient lieu de chanvre et de lin.

Les Chinois fabriquent des tissus qui ont beaucoup de rapportavec nos tissus de lin. Ces tissus sont appelés grass cloth , par lesAnglais , c’est-à-dire drap d’herbe; mais c’est improprement,parce qu’ils sont faits avec une plante dont le nom botaniqueest Vrtica nivea , et dont la hauteur s’élève jusqu’à celle desarbustes. Ma est donc le nom chinois de la plante dont les fila-ments produisent ce tissu blanc et écru, connu en Chine sous lenom de Hia pou , vêtement d’été.

D’autres plantes d eMa fournissent également des filaments pro-pres au tissage, telles que le Cannabis saliva , le Sidæ tiliœfolia ,un Aloès , et peut-être d’autres végétaux que ne connaissentpas encore les Européens. Mais le principal Ma qui fournit les