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NOTIONS GlîiNÉfiALIiS. 1.

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picot et à festons, comme on fabrique aussi des dentelles dont les lisièresne présentent aucune échancrure.

Pour distinguer le tulle de la dentelle, il faut donc recourir à d’autresmoyens, et voici, d’apres les renseignements recueillis par l’admi-nistration , ceux qui paraissent les plus sûrs :

En saisissant un des fils du tulle et en tirant ce fil à soi, on peutl’avoir dans toute la longueur de la pièce, et cela diagonalement auxlisières.

Si l’on introduit une épingle dans une maille de tulle, quel qu’il soit,on l’élargit facilement, tandis que la plupart des dentelles ne laissentpas évaser ainsi leurs mailles , celles-ci étant arrêtées au moyend’un nœud.

Les mailles du tulle offrent, dans leur contexture, une complète uni-formité, ce qui est la conséquence de l’action régulière des moyensmécaniques employés pour leur fabrication. Dans les dentelles, au con-traire, qui sont presque toutes faites à la main et auy fuseaux, les maillesn’ont pas forcément celte uniformité , et très-souvent elles présentent desdifférences. On s’en aperçoit difficilement à l’œil nu ; mais on peutaisément le connaître avec un verre grossissant.

Il est recommandé aux employés de se reporter à ces explicationslorsqu’ils auront à vérifier des dentelles, afin d’empêcher que, sous cettedénomination, on ne parvienne à introduire des tulles.

(19) Applications sur tulle , etc. — Les ouvrages en dentelles de filappliqués sur tulle , qu’on nomme aussi applications de Bruxelles , secomposent de fleurs, dessins et fonds en plat, faits avec du fil de lin surdes tulles de coton. C’est en Belgique principalement qu’on se livre àce genre de fabrication. La valeur de l'objet est presque entièrementdans l’ouvrage appliqué et non dans le tulle qui n’est ici que l’accessoire( Circulaire n° 1550).

Les applications sur tout autre tissu de coton que le tulle, par exemplesur la mousseline, doivent être repoussées comme prohibées.

(20) Tissus d’écorce, etc. — Le droit qui affecte à l’entrée les tissusde fibres de palmier, dits pagnes ou rabanes, dépend, comme pour lestoiles de lin et de chanvre, du nombre de fils que présente la chaînedans l’espace de 5 millimètres. Les tissus de l’espèce, de 8 fils ou moins,payent le même droit que les tissus en feuilles, soit tissus de vannerie{Loi du 5 juillet 1826).

(21) Tissus de laine. — Les seuls tissus en laine pure ou mélangéed’autres matières dont l’entrée soit autorisée, sont ceux qui se trouventdénommés à la page 175 du Tableau des droits. Les autres sont pro-hibés et saisissables, en outre, dans Tinlérieur, en vertu du titre VI dela loi du 28 avril 1816, lorsqu’ils sont reconnus provenir de fabricationétrangère.