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INTRODUCTION.
de coton, les étoffes de soie mélangée de coton, les tresses formées debrins de paille et de fil de coton , etc., doivent être considérées commeprohibées. Il est particulièrement recommandé aux employés de veillerà ce qu’on n’introduise pas des toiles ou du linge de table en coton , enles déclarant comme tissus de lin.
Pour s’assurer qu’un tissu est de coton et non de lin, on lui fait, s’ilest nécessaire , subir le débouilli du savon afin d’en enlever l’apprêt. Ondégage ensuite quelques fils, on les détord entre les doigts, on les défile,et c’est à la longueur des filaments primitifs qu’on reconnaît leur nature.Si ces filaments ont plus de 40 millimètres de longueur, il y a certitudequ’ils ne sont pas de coton.
Une prime est accordée à l’exportation des tissus de pur coton.
(16) Nankin . —Ainsi que l’a formellement stipulé la loi du 7 juin 1820,le droit de 5 francs par kilogramme n’est applicable qu’aux nankinsapportés en droiture, par navires français , des contrées situées au delàdu cap de Bonne-Espérance . Ceux qui sont importés de tous autres pays,quels que soient le mode de leur transport en France et leur originepremière , demeurent frappés de prohibition.
On ne doit considérer comme nankins qu# les tissus de coton écrus etde couleur jaunâtre , qui sont communément connus sous ce nom. S'ilétait présenté à l’importation, sous la dénomination de nankins, des tissusde coton blancs ou de toute autre couleur que celle des naqjùps ordi-naires; ils devraient être repoussés comme prohibés.
(17) Dentelles. — Aux termes de la loi du 2 juillet 1836, les dentellesde coton ne sont admissibles à l’importation qu’autanl qu’elles ont étéfabriquées à la main et aux fuseaux. Elles sont soumises, dans ce cas,au même droit que les dentelles de fil de lin. Cette disposition s’appliqueaux dentelles fabriquées en totalité avec du coton, comme à celles com-posées en partie de lin et en partie de coton ; mais le service doit veilleravec un soit particulier à ce que, à l’aide de la similitude, on n’intro-duise pas des tulles sous la fausse dénomination de dentelles.
(18) Tulle. — Le tulle est un tissu à mailles, léger, transparent etimitant la dentelle, qu’on fabrique sur des métiers de différents systèmes.Il y a plusieurs sortes de tulles : les uns sont unis , les autres façonnés,c’est-à-dire ornés de fleurs ou de dessins. Les tulles en bandes façonnés,qu’on appelle tulles fantaisies ou tulles nouveautés, sontceux qui offrentle plus de ressemblance avec la dentelle.
Autrefois, comme l’indiquait la note (384) du tarif de 1822, le tuileen bandes se terminait des deux côtés à fil droit, et différait en cela dela dentelle, qui se termine ordinairement par un picot ou un feston ;mais les progrès de l’industrie ont fait disparaître ce moyen de recon-naissance entre les deux produits. Aujourd’hui on fabrique du tulle à