NOTIONS GENERALES. I.
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coloration quelconque doit être traitée comme toile teinte. Cette dispo-sition concerne particulièrement les toiles dites jaunâtres qu’on imported’Écosse , et auxquelles on a donné la couleur qui les caractérise aumoyen d’un oxyde de fer. Il suffit, pour reconnaître qu’elles ont étécolorées, de verser sur la partie qu’on veut essayer quelques gouttesd’acide hydrochlorique ou de tout autre acide, et de la plonger ensuitedans une dissolution' de prussiate de potasse. Si la couleur jaunâtre estartificielle, la partie de la toile touchée par l’acide est immédiatementteinte en bleu foncé. Si, au contraire, la couleur est naturelle et si parconséquent la toile est écrue, le réactif n’agit pas ou du moins la toile neprend qu’une teinte verte généralement très-pâle.
(35) Toiles imprimées. — En cas d’importation de toiles de l’espèce,on doit s’assurer avec soin qu’il ne s’agit pas de toiles de colon. — Voir àce sujet la Circulaire n° 492.
La toile peinte par tout autre procédé que l’impression suit, dans tousles cas, le régime des toiles imprimées, excepté la toile peinte sur enduitpour tapisserie, qui est spécialement tarifée.
(36) Toiles cirées. — Ce sont des toiles qui ont été rendues imperméa-bles à l’aide de certaines préparations et de vernis, ou qui sont simple-ment revêtues d’un enduit résineux. Elles servent principalement pourl’emballage des marchandises : on les affecte aussi à quelques autresusages.
Les toiles cirées en tissu de coton rentrent dans la classe des toilesde coton de toute sorte , dont l’entrée est prohibée. Pour s’assurer si lestoiles cirées sont en coton ou non , il suffit d’en tremper un morceaudans une forte dissolution de potasse ou de le faire bouillir un instantdans une eau de savon noir. Par l’un ou l’autre de ces procédés, la toileest sur-le-champ mise à nu et l’on reconnaît alors facilement la matièredont elle est formée.
Quand les toi'es sont cirées et vernies des deux côtés, de telle sortequ’on ne peut déterminer la finesse du tissu à l’aide du compte-fils, il ya lieu de les soumettre au droit le plus élevé.
Les toiles cirées avec marbrures ou dessins , dont on se sert pour tapisde pied. de table ou de carosserie, etc., doivent être traitées comme latoile peinte sur enduit pour tapisserie.
Quant à la toile cirée d’un côté et recouverte de l’autre côté d’unecouche de laine tontice, elle est, comme la serge cirée imprimée, assi-milée aux tapis de laine à nœuds à chaîne de fil.
(37) Treillis. — Les toiles croisées, dites treillis, suivent à l’entréele régime des toiles unies de moins de huit fils ( Loi du 6 mai 1841). Letreillis est une toile grossière qui ne sert guère qu’à faire des sacs.
Les serpillières et les canevas en fil de lin ou de chanvre, qui sontégalement des tissus grossiers , suivent le même régime que le treillis.