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INTRODUCTION.

connaître par des constructions de ce genre tellement estimées,que le gouvernement lui accorda une somme de 60,000 fr. àtitre d’encouragement ; il reçut de plus un traitement annuelfixe , un local pour lui servir d’ateliers , et une prime de 1,200 fr.pour chaque assortiment qu’il fournirait à l’industrie.

Ces encouragements et d’autres encore, entre autres unesomme de 12,000 fr. accordée par l’État, en 1789, à MM. Mor-ghan et Mussey, d’Amiens , comme indemnités, pour avoir faitconstruire un métier Mull-Jenny de 180 broches, portèrentleurs fruits. Bientôt les nouvelles machines se propagèrent surles différents points de la France, aux environs de Paris , d’Or-léans, en Normandie et dans le Midi . Parmi les premiers éta-blissements , nous remarquons ceux de M. Decretot de Louviers ,Boyer-Fonfrède de Toulouse , de MM. François et Liewen Baus-sens à Gand et à Passy, etc.

Les machines de ces derniers furent jugées les meilleures parle jury d’un concours qui avait été établi, l’an XI de la répu-blique , pour faire récompenser les métiers à filer les plus par-faits.

Pour donner une idée nette de l’ensemble des machines em-ployées aujourd’hui dans une filature de coton complète et fairesaisir d’un coup d’œil la distance qui sépare le travail du rouetdu travail automatique, nous avons d’abord décrit un des rouetsles plus perfectionnés. Nous faisons suivre la description d’ungroupe de figures représentant toutes les machines différentes parlesquelles la matière première doit passer pour être transforméeen fil, en les disposant graduellement avec des numéros d’ordreen rapport avec la série des opérations qu’elles doivent exécuter.

Comme nous n’aurons pas à revenir sur le rouet, et qu’il ren-ferme tous les éléments qui ont été transformés dans la filaturemécanique, nous allons expliquer avec quelques développementscet appareil domestique dont l’origine se perd dans la nuit destemps.

Le support de cette machine plus ou moins orné, fig. 21, estordinairement composé de deux châssis ou cadres parallèles ethorizontaux réunis par quatre colonnes verticales, a a est lechâssis inferieur; D le châssis supérieur, égal en largeur au