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INTRODUCTION.
Ainsi donc en résumant les caractères distinctifs des machinescomposant la fdature mécanique du lin.
Nous mentionnons dans l’ordre de leur emploi : 1° la ma-chine à étaler ; 2" l’introduction des peignes ou gilles dans cettemachine et dans toutes celles qui servent aux préparations ;3° l’emploi de l’eau dans la filature ; 4° enfin le travail méca-nique des étoupes.
Eh bien ! l’opération de l’étalage, l’invention des peignes etleur disposition dans les machines à préparer, la nécessité del’eau pour le filage enfin ont été imaginées, combinées et pra-tiquées par Philippe de Girard en 1810; qu’on lise le brevet desfrères de Girard de cette époque ; qu’on examine leurs plans etdescriptions des machines, et on sera convaincu comme nous,que non-seulement de Girard a créé la filature mécanique du lin,telle qu’elle existe aujourd’hui, sauf quelques modifications dedétails , mais aussi qu’il a inventé alors la meilleure machine àpeigner.
Il est juste de dire cependant que certaines améliorationsde détails ont été apportées en Angleterre aux machines de DeGirard, et elles ont produit des résultats pratiques très-estimables.
La principale est la substitution des vis aux chaînes pour fairemarcher les peignes; nous savons que cette heureuse modifica-tion appartient à MM. Fairbain. *
Mais dans la description de ses brevets, de Girard avait entrevula possibilité des modifications-de ce genre ; il en fait bien claire-ment mention.
Quant au travail des étoupes, il reste aux Anglais le mérited’y avoir employé les cardes à laine.
En méditant les travaux de De Girard il faut bien plutôt ad-mirer tout ce qu’il a fait si rapidement que s’étonner de ce qu’iln’ait pas donné immédiatement tous les tracés des différentsmoyens mécaniques par lesquels on peut arriver au même ré-sultat. Enfin si les Anglais ont filé le lin à la mécanique avantnous, s’ils ont su tirer parti pratiquement des découvertes de DeGirard avant lui, leur mérite se borne à avoir compris les pre-miers les belles et sérieuses conceptions et créations de notreregrettable compatriote.