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NOTIONS GÉNÉRALES. II.

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La soie que la nature nous procure sous une forme continuen’a, par conséquent, comme matière première, aucune analogieavec les matières filamenteuses discontinues dont nous venonsde parler. Pour les premières préparations qu’elle doit subir, iln’y avait donc rien à emprunter aux progrès que nous avonssignalés en parlant des autres matières textiles. Cependant, aumilieu du remarquable mouvement industriel de notre époque,l’industrie de la soie n’est pas restée complètement stationnaire.Seulement les causes de ses progrès sont complexes commeles éléments qui concourent à la formation des produits. L’in-dustrie agricole, l’industrie manufacturière et les sciences ap-pliquées en réclament chacune une juste part. La culture dumûrier s’est sensiblement propagée. Les perfectionnements mé-caniques, au tour à filer, dont Vaucanson se préoccupa le premier,se sont peu à peu fait adopter.

La vapeur a été bientôt mise à contribution pour le chauffagedes bassines et quelquefois comme force motrice. Des connais-sances plus positives sur l’éducation des vers à soie se sontrépandues , et ont déterminé la création des magnaneries sa-'lubres de Darcet, dont les résultats favorables ne peuvent êtrecontestés.

Enfin , une étude plus approfondie de l’anatomie de l’insecteproducteur et des phénomènes que présente son travail, a missur la voie de nouvelles modifications à apporter aux appareils set des conditions les plus favorables à ménager pour la productiond’un fil aussi délicat et aussi précieux ; conditions dont on conçoitl’importance, si l’on songe que le plus petit défaut ou le moindredéchet occasionnerait une perte considérable.

De nombreuses et de louables tentatives que nous aurons àciter ont été faites , mais aucune ne nous paraît être arrivée auxsuccès que nous croyions obtenus par les efforts et les connais-sances de M. Louis Locatelli père, qui, à notre avis, est appelé àrendre à l’industrie séricicole les services que De Girard a rendusau travail mécanique du lin.

Nous n avons pas confondu l’opération du dévidage des coconsavec celle du moulinage , parce que les machines qu’on emploiepour cette dernière spécialité ne sont pas à la hauteur du progrès

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