134 PRÉPARATIONS DU PREMIER DEGRÉ.
dans la construction des machines. La délicatesse d’exécution nepourrait être assez - grande, et d’ailleurs le prix élevé de tellesmachines ne serait pas compensé par les avantages qu’elles of-friraient (1). 11 faut donc chercher autant que possible à concilierles exigences pratiques avec les données de la théorie. C’est à cerésultat qu’on paraît être arrivé dans les meilleures machines àcarder généralement employées aujourd’hui.
La fig. 1 , PL II, présente une coupe verticale d’une de cescardes. Aux surfaces planes dont nous venons de parler, on asubstitué des cylindres portant les aiguilles à carder; on obtientainsi une surface cardante beaucoup plus grande dans unespace moindre ; le mouvement circulaire donne le moyen d’at-teindre tous les filaments plus sûrement que par le mouvementalternatif qu’exigeaient les premières.
La machine se compose d’un grand tambour ou cylindre prin-cipal A. Ce cylindre peut être en bois, en tôle ou en stuc. Ilest monté sur un arbre central a portant à ses extrémités destourillons tournant dans des coussinets établis sur le bâti en fonteC, D, E, F. Le cylindre doit être parfaitement tourné sur toutesa circonférence , à laquelle sont fixées, avec des vis, desplaques ou bandes de cuirs portant les dents ou aiguilles g, g.La partie supérieure du grand cylindre , sur une portion de sacirconférence, est recouverte d’un plus ou moins grand nombrededouves ou chapeaux.fixes h,ft, qui peuvent se placer ou s’enleverà volonté dans des encoches réservées de chaque côté, du bâti.Tous ces chapeaux sont également garnis à leur partie concave,concentrique à celle du grand cylindre, de rubans de cardeshérissés d’aiguilles, dont la courbure est dirigée dans le sensopposé à celle des dents du gros tambour A. A la suite deces chapeaux et à leur droite, se trouvent un certain nombrede cylindres l, V , l'\ f"', qui sont ici quatre; quelquefois
(1) Une des dispositions les plus avantageuses théoriquement pour une machineà carder serait une surface horizontale garnie de dents de cardes, qui recevrait lamatière à travailler, et sur laquelle on ferait tourner et avancer un cylindre cardeurdécrivant par conséquent une courbe cycloïdale. La quantité de filaments cardéeserait évidemment proportionnelle au nombre de dents en contact; mais unesemblable machine exigerait trop d’emplacement.