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PRÉPARATIONS DU PREMIER DEGRÉ.

Le traitement des tiges à froid ou à une certaine températurepar une eau de chaux ;

L’emploi des dissolutions alcalines caustiques ou carbona-tées, ou celui d’une dissolution de savon vert à la température del’ébullition ;

Et enfin la substitution d’une préparation mécanique à l’actionchimique.

Aucun de ces procédés n’a été adopté jusqu’à présent, quel-ques-uns même n’ont probablement pas été expérimentés,plusieurs l’ont été sans doute d’une manière imparfaite.

L’inefficacité que présente l’application des moyens proposéspar la science, consiste moins dans l’insuffisance de ces moyensque dans les circonstances où le rouissage doit s’effectuer. Eneffet, il nous paraît certain qu’un chimiste, dans son laboratoire,fera facilement rouir un échantillon de lin ou de chanvre, etqu’un mécanicien habile peut, au moyen de quelques prépara-tions mécaniques bien entendues, disposer les tiges de façon àn’avoir pas besoin de recourir à l’opération du rouissage. Maislà n’est pas la question ; le problème à résoudre consiste à trouverun moyen très-économique , d’une application excessivementsimple, àlaportée deshabitants de la campagne, neleurprésentantpas plus de difficultés que l’emploi des instruments ou des procé-dés ordinaires dont ils ont l’habitude de se servir, car il est im-portant de pratiquer le rouissage sur place, afin de n’avoir pas àtransporter inutilement le poids assez considérable de la ché-nevotte.

M. Rouchon a proposé un nouveau moyen de rouissage quiremplirait toutes les conditions désirables, d’après la déclarationfaite par une commission de savants et de praticiens distingués,qui ont expérimenté le procédé au mois de décembre 1842, dansun local de l’école Polytechnique ; ce procédé consiste à faire rouirle chanvre et le lin dans une eau très-légèrement acidulée.

Par ce procédé le rouissage peut se faire, soit en plein air, soitdans une écurie, dans un hangar ou tout autre endroit ; il est seu-lement bien, quand on opère en plein air, de couvrir le chanvreou le lin avec des feuilles d’herbe ou de la paille, de manière àéviter la trop prompte dessiccation des couches supérieures. Pour