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LIN ET CHANVRE.

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On exécute le peignage en faisant passer avec soin la mècheà peigner sur des dents ou aiguilles métalliques fixes, qui sontd'autant plus fines et plus rapprochées entre elles, que la ma-tière à travailler est plus délicate et de meilleure qualité, ouque la période du travail est plus avancée.

» 11 y a donc nécessité de commencer en tous cas le peignagesur les dents les plus grosses et les plus espacées entre elles, etde le finir sur les dents les plus minces et les plus rapprochées.Comme le but principal de cette opération est de bien isoler lesfilaments sans les briser, l’action doit avoir lieu avec ménage-ment. La mèche doit être peignée perpendiculairement auxfibres, et assez légèrement au commencement du travail. Lors-qu’elle est engagée dans la pointe des aiguilles, l’ouvrier ou lamachine, doit la faire cheminer parallèlement aux fibres, demanière à les séparer sans effort, et par conséquent, sans rupturedans leur sens. Ce travail, au premier aperçu, paraît devoir sepratiquer facilement-, cependant, c’est un des plus délicats, ilréclame beaucoup de soins, et nécessite la réalisation de condi-tions pratiques, si complexes, qu’on n’est pas encore parvenu,ni en Angleterre, ni en France , à le faire avec avantage exclusi-vement par les machines. Le plus souvent, quand les machinesinterviennent dans le peignage, on l’ébauche, et on le finit néan-moins à la main, les peigneuses mécaniques ne font qu’exécuterle travail intermédiaire.

Du peignage à la main. Le peignage qui s’exécute manuelle-ment, est simple comme toutes les préparations préliminaires.Le peigne employé consiste en une pièce de bois rectiligne à la-quelle est adaptée une pièce métallique garnie de deux rangsd’aiguilles en acier. Ce peigne est fixé d’une manière invariableau mur, à une hauteur convenable d’environ 0 m ,75 du sol.Pour opérer sans entraves, l’ouvrier peigneur doit avoir unassortiment de peignes à sa disposition dont le nombre dedents par rangée de même longueur va en augmentant, de façonà faire passer les mèches à peigner successivement entre des dentsplus rapprochées à mesure que le travail avance.

La fig. 6, PI. Il, donne l’assortiment de peignes le plus com-plet dont on fasse usage. Le nombre de dents de chaque peigne