Band 
[Texte.]
Seite
161
JPEG-Download
 

LIN ET CHANVRE.

161

Les pinces glissant avec les poignées de lin le long du plan in-cliné des rails du guide c, c, on conçoit que c’est l’extrémitéseule de ces poignées qui est soumise d’abord à l’action des pei-gnes; mais à mesure que les pinces avancent ou descendentsur le plan, les aiguilles des_ peignes pénètrent dans unpoint plus élevé à l’intérieur des poignées pendantes, jusqu’àce que les pinces étant arrivées dans la partie horizontale du rail,les poignées atteignent alors le point le plus bas de leur descente,position dans laquelle les dents les traversent dans toute leurhauteur à partir des pinces, et continuent à les travailler jus-qu’à ce que les peignons étant terminés, on les enlève à l’extré-mité gauche de la machine, fig. 12. Comme dans les peignesde De Girard, les aiguilles placées à la droite de la machine,et qui commencent l’opération, ont un plus fort diamètre etsont plus écartées entre elles que celles qui viennent après , etainsi de suite jusqu’au peigne finisseur, où elles ont le plus petitdiamètre et le moindre écartement.

A mesure que les poignées descendent, les étoupes restéesdans les peignes, leur sont enlevées par des brosses i , i , t,d’un cylindre tournant ft, h, placé à la partie inférieure, etderrière chaque bande sans fin de peignes. Des cylindres àbrosses tournants, ces étoupes passent sur la surface d’un cy-lindre à cardes K, K, où elles sont détachées par des peignesdéchargeurs qui les font tomber dans des boîtes m, m,d’où elles sont portées aux machines à carder, et traitées commeon le fait ordinairement avant de les convertir en fil.

La manière dont toutes ces pièces sont mises en action estsimple; voici comment elle s’exécute :

Sur le côté gauche de la machine, fig. 12, sont disposées unepoulie fixe «,et une poulie folle o, sur lesquelles passe une cour-roie venant de la machine à vapeur ou du premier moteur. Lapoulie n est placée à l’extrémité de l’arbre de l’un des rouleauxmoteurs inférieurs g ; sur cet arbre il y a aussi une roue dentée p,qui commande aune autre roue semblable et correspondante,montée sur l’arbre de l’autre rouleau moteur inférieur. Ces deuxcylindres, en tournant ensemble, impriment donc un mouvementuniforme aux bandes sans fin qui portent les peignes.

11