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PRÉPARATIONS DO PREMIER DEGRÉ.

peignées sur la partie flottante, on les retourne dans la pince,pour peigner celles qui avaient été engagées d’abord.

A mesure que le peignage s’opère, les étoupes se forment et serendent au bas des peignes. On commence à les engager entre descylindres attracteurs c', c', commandés par les engrenages x quiles font passer sur le gros tambour T, d’où elles sont apportéesaux cardes dont nous avons parlé. Dès l’origine, on avait établi unpetit rouleau de pression L pour mieux étaler les étoupes sur legros tambour. M. Decoster a supprimé ce petit rouleau, afin d’a-voir une nappe moins serrée, ce qui convient mieux pour le car-dage. On distingue sur le tambour plusieurs qualités d’étoupescorrespondantes au période du peignage ; celles provenant ducommencement du travail sont les plus grosses et se trouvent àgauche. On forme au moins deux qualités de la nappe du tam-bour.

Peigneuse Wortsworthe. Depuis que De Girard a imaginé sapeigneuse , on en a proposé plusieurs autres basées sur des prin-cipes différents, tant en France qu’en Angleterre’; mais nous neconnaissons que la peigneuse Wortsworthe qui soit encore quel-quefois employée. Cette machine est représentée par les fig. 11et 12, PI. II. La première en donne une coupe verticale, et laseconde une vue de face. Les mèches de lin à peigner a sont sai-sies dans des pinces b. Ces pinces 6, &, contenant la matière à tra-vailler sont placées successivement sur un plan incliné formé par lesrails du guide c, c sur lequel elles peuvent glisser, et où elles sontpoussées en avant par les bras courbes d, d, d, qui font fonctionde lames, fig. 12.

Les peignes e, e, e, sont fixés sur des traverses demi-cylindri-ques, placées longitudinalement dans la portion travaillante de lamachine. Ces traverses sont réunies en séries doubles, au moyende bandes sans fin de cuir f, f, passant sur des rouleauxmoteurs g , g , g , g , et ces rouleaux portent des rainures demi-cy-lindriques destinées à loger les traverses des bandes qui portentles peignes. Le mouvement circulaire de ces rouleaux fait enmême temps tourner les bandes sans fin, ainsi que les peignesdont les dents pénètrent dans les poignées de lin, et descen-dent jusqu’à leur extrémité.