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uniformes. Comme on sépare les parties du milieu des racines etdes sommets des tiges, ces extrémités sont mises de côté pour êtretravaillées comme étoupes. Il est plus facile alors de classer régu-lièrement les résultats du peignage. Il faut cependant dire qu’ilexiste de fortes préventions contre le travail du lin coupé, sansqu’elles soient réellement justifiées; car certains lins de qualitésirrégulières , donneront des produits plus avantageux, si on lescoupe avant le peignage, qu’en les employant sur toute leur lon-gueur. Bien des fils de lin très-estimés proviennent de fibrescoupées, et ne seraient peut-être pas aussi appréciés, si l’ache-teur savait qu’elles ont subi cette opération.
Ce qui n’est que l’exception pour le lin forme la règle pour lechanvre. Les fihres du chanvre étant plus longues, et présentantdes différences de grosseur plus sensibles que celles du lin, ontpar conséquent besoin d’être coupées, tant pour faciliter le travaildu peignage, que pour arriver àdes qualités plus régulières; on peutproduire ainsi deux et quelquefois trois qualités différentes danschaque fibre suivant la longueur, car si elle est assez grande, onpeut obtenir trois brins susceptibles d’être peignés : celui du mi-lieu, de la racine, et de la tête ; le plus souvent on n’en forme quedeux, la troisième partie, étant trop courte pour être travailléeau peigne, est préparée comme étoupe, c’est-à-dire par le car-dage.
Cardage des étoupes. Nous n’avons pas à revenir sur la défini-tion du cardage, qui a été donnée en parlant des préparations ducoton. Le cardage des étoupes a le même but, mais les machinesen usage ne sont pas complètement les mêmes que celles quenous avons déjà décrites ; elles ressemblent au contraire, quantàlaforme, àcelles employées pourlalaine. La substitution de cylindresaux chapeaux des cardes à coton, constitue la différence essentielleentre celles-ci et celles en usage pour la laine et les étoupes. Quantà la distinction à faire entre ces deux dernières, elle ne consisteque clans la forme et la grosseur des dents ; celles pour la laine et lecoton sont, comme on sait, à peu de chose près les mêmes ; cellesemployées pour les étoupes présentent au contraire des modifi-cations assez sensibles. La fig. 7, planche 111, donne la forme etla grosseur des dents pour les deux cardes qui composent un