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PRÉPARATIONS DU PREMIER DEGRÉ.

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assortiment pour étoupes. Les plus grosses appartiennent à lamachine qui commence le travail par une première opération,et les secondes, à celle qui fait subir un second cardage à lamatière. Il y a ordinairement une différence de trois numérosdans le fil de fer employé pour ces cardes. On se sert des n 08 9à 12 pour la première, et des n 08 6 à 9 pour la seconde. Lesdents, au lieu de présenter un certain angle, ont une inclinaisonrégulière de la racine à la pointe. Par cette disposition, les fila-ments, au lieu d’être tiraillés comme doivent l’être les filamentscourts du coton et de la laine, qui ont des tendances plus oumoins grandes à se contourner, ne sont que rangés ou égalisés,ce qui convient parfaitement â des fibres droites d’une certainelongueur, comme le sont celles des étoupes en général. La pré-paration qu’on leur fait subir tient le milieu, pour ainsi dire,entre le cardage et le peignage. Cette forme rectiligne des dentspour le cardage à étoupes, offre de plus l’avantage d’être d’uneconstruction plus facile que si elles étaient disposées angulaire-ment ; les efforts qui tendent à redresser ces dents ne sont d’ail-leurs pas à craindre ici, à cause de leur résistance beaucoup plusgrande que celle des dents de cardes pour le coton et pour lalaine.

11 est question en Angleterre de garnir le gros tambour et lenettoyeur, de dents complètement droites. 11 ne nous paraît pasprobable que cette disposition facilite le cardage comme on leprétend.

Comme les cardes à laine ne diffèrent pas sensiblement decelles pour les étoupes, nous pouvons nous servir, pour la des-cription de celles-ci, des fig. 3 et 4de la PL IV, représentant, lapremière une coupe verticale, et la seconde une vue de faced’une carde à laine.

Cette carde , comme celle à coton, possède un cylindre prin-cipal A, garni de dents, qu’on nomme gros tambour. Utourne autour de son axe, dont les tourillons sont reçus dansdes coussinets d’un bâti en fonte. Sur la périphérie du grostambour, se meuvent un certain nombre de paires de cylindres,répétant le même travail, et fonctionnant par conséquent delàmême manière. Il suffit donc d’expliquer le jeu d’une paire de