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LIN ET CHANVRE.

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des premiers aux derniers éléments d’une carde , cependant celan’a pas toujours lieu. Nous pensons que c’est un tort, car il estaussi nécessaire que la matière rencontre des pointes plus finesdans la même machine à mesure que le travail avance, qu’il l’est,d’augmenter ces finesses d’une carde à l’autre.

Les machines dont nous venons de donner les dimensionssont celles généralement employées. On a cependant pu re-marquer , à la dernière exposition, deux cardes gigantesquesparfaitement construites, dont l’une sortait des ateliers deMM. Schlumberger Bourcard, et l’autre de ceux de M. de Coster.Ces cardes, dont on commence seulement à se servir, se distin-guent par trois modifications essentielles : 1° par leurs dimen-sions; 2° par un nombre plus grand de paires de cylindresnettoyeurs et travailleurs, le gros tambour en étant garni surtoute sa circonférence, aussi bien à la partie inférieure qu’à lapartie supérieure ; 3° enfin, au lieu d’un peigneur qui détache lamatière cardée comme dans le système ordinaire, on en a disposétrois, l’un à la partie supérieure, l’autre au milieu, et le troisièmeà la partie inférieure du gros tambour. 11 résulte de l’ensemble decette disposition : 1° qu’on obtient une surface de cardage plusconsidérable, puisque la circonférence complète du gros tambourest utilisée ; 2° qu’on peut classer les étoupes en trois catégoriesformant trois qualités distinctes, allant en s’améliorant de lapremière, qui est la plus commune, à la dernière qui présenteles fibres les plus fines.

Ces nouvelles machines peuvent donc être considérées commerationnelles et d’un usage favorable ; et si elles ne sont adoptéesque lentement, il faut l’attribuer à l’élévation de leur prix, etparce qu’elles ne peuvent présenter un avantage marqué que pourles très-grands établissements.

Si nous n’avons pas présenté ces cardes, c’est parce que cellesque nous venons de décrire, avec l’explication que nous y ajou-tons, nous paraissent suffisantes pour en faire comprendre les prin-cipes. On les trouvera d’ailleurs décrites avec beaucoup de soindans l’ouvrage de M. Ch. Coquelin, publié d’après les dessinsde M. P. Decoster, et surtout dans le Portefeuille industriel deM. Armengaud aîné. Nous nous bornerons à donner le tableau