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LAINES.

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faut que l’opération soit continue et que le feu ne s’éteigne pas.En effet, un bain refroidi se corrompt rapidement et ne peut plusservir.

On travaille ordinairement douze heures sans arrêter, et ondégraisse moyennement 160 kilog. de laine pendant ce temps.

Les résidus de ces bains renfermant des sels ammoniacaux,peuvent être utilisés comme d’excellents engrais.

Iiavage.

Pour débarrasser la laine de l’espèce de savon qui s’est formédans le désuintage, et qui y reste adhérent, ainsi que des corpsétrangers, on la baigne dans une eau courante qui doit toujoursse trouver près des chaudières à dégraisser. Afin de bien effectuerle lavage, on met la laine dans des caisses ou paniers en bois ,ou en eu ivre, percés d’une infinité de petits trous dans le fond et surles côtés jusqu’à une certaine hauteur, pour laisser passer l’eau 5c’est dans ces paniers montés sur un bateau flottant, que l’on jettela laine, où des ouvriers l’agitent au moyen de bâtons, afin de bienl’ouvrir, de la faire imprégner d’eau complètement et sans la com-primer. Quelquefois les hommes la lavent avec leurs pieds, commecela se pratique dansleMidi ; quelquefois aussi lebâtonde l’ouvrierest remplacé par un rateau mécanique, recevant d’un moteurquelconque un mouvement de va-et-vient, ainsi que nous l’avonsvu pratiquer dans quelques pays, notamment à Montpellier et àReims ; d’autres fois, lorsqu’on a une chute d’eau à sa disposi-tion, la laine se lave d’elle-même en tournant par le mouvementde l’eaudans unecaissequialaformed’unebaignoire,à laquelle estdisposé un petit déversoir pour laisser écouler les eaux sales 5cette méthode de lavage par une chute est généralement appli-quée en Angleterre. Lorsque l’on n’a pas de chute naturelle,on en crée une artificielle au moyen d’une machine à vapeur, ladépense étant peu importante par suite du bas prix du charbon.

Le lavage au moyen d’une chute naturelle est également ap-pliqué dans l’établissement de Pont-Authou, dans le départementde l’Eure . On pourrait l’employer avec avantage partout oùexistent des courants , ou un volume d’eau suffisant fourni parles puits artésiens.