LAINES.
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ces dernières par des cylindres travailleurs ou cardeurs, et les cy-lindres nettoyeurs; 2 J dans une diminution de vitesse pour lescylindres tournants; 3" dans le graissage des cuirs des plaques ourubans de cardes; 4° dans l’embourrage des dents, qui consistedans le remplissage de leurs crocs avec des débris de laine grasse.
Le remplacement des chapeaux de cardes par des cylindres, aété imaginé dans le but de donner aux filaments, des directionsopposées de manière à faciliter, lors du foulage, l’enchevêtrementet l’accrochage des brins les uns aux autres. Cette disposition a deplus pour effet de débourrer les cylindres mécaniquement sansl’intervention de l’ouvrière.
Le ralentissement des vitesses des cylindres, peu sensibled’ailleurs, provient de ce que la laine arrive plus complètementnettoyée à la carde, et qu’elle a généralement des filaments très-courts.
On graisse le cuir des cardes pour le rendre plus souple et pourl’empêcher d’absorber la graisse de la laine ; quant à l’embour-rage des dents, il a lieu pour leur donner plus de consistance etde solidité.
La fig. 3, PI. IV, présente une coupe verticale prise de côté,et la fig. 4, une vue de face d’une des meilleures cardes em-ployées. Quelques mots de description suffiront pour la carde àlaine, en se rappelant la description des cardes à coton et àétoupes.
On voit en T, la toile sans fin destinée à recevoir la matière àcarder.
cc sont les cylindres alimentaires que l’on garnit ordinaire-ment de rubans de cardes.
La laine est livrée par les alimentaires du cylindre n° 1, etpasse de celui-ci au cylindre n° 2, puis au gros tambour A quila fournit au cylindre n° 3 nommé travailleur. A mesure que cecylindre se charge de la matière à carder, le petit cjlindre net-toyeur ou débourreur n° 4, enlève la laine pour la rendre de nou-veau au gros tambour. Ce même travail se répète un plus oumoins grand nombre de fois, suivant le nombre de travailleurset de débourreurs. Ces éléments sont ordinairement au nombrede cinq, comme l’indique la figure.