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PRÉPARATIONS DU PREMIER DEGRÉ.

La carde à laine possède également le volant qu’on désignedans plusieurs localités sous le nom de roule ta bosse , à causede sa vitesse. Les dents de ce volant sont droites, et n’ont pourbut que d’attirer la laine du fond des dents du gros tambour, àleurs pointes, afin de faciliter le dépouillement par le cylindre 5.Le peigne P enlève la laine au gros tambour, pour la faire en-rouler en nappe autour du gros cylindre en bois B qu’on nommetambour à peau de mouton.

Nous n’avons pas à revenir sur le bâti de la machine, ni surles formes des peignes et des dents, non plus que sur leurs mou-vements; tout ce qui a été dit précédemment au sujet du car-dage est applicable ici. Les flèches marquées sur les figures in-diquent d’ailleurs les directions des mouvements des cylindres.

Le cardage a lieu en trois fois : on fait passer la matière suc-cessivement dans trois cardes à dents de plus en plus fines et deplus en plus rapprochées.

A la sortie des deux premières cardes, la laine est ordinaire-ment enroulée sur un cylindre B, comme le représente la fig. 3.

Dans l’ancien système, à la sortie de la troisième carde, la lainese moulait dans des cannelures rondes et longitudinales d’uncylindre qui tenait la place de celui B, et qu’on nommait cy-lindre à loquettes. Elle tombait de ces cannelures dans uneauge, sous forme de petits rouleaux d’une longueur égale à lalargeur de la carde. Des enfants ou rattacheurs étaient chargésde réunir ultérieurement ces mèches ou loquettes, pour en for-mer un ruban continu.

Cette manière d’opérer était moins avantageuse que celle em-ployée dans le cardage du coton, où les machines dispensent del’emploi des rattacheurs en livrant des mèches continues.

Aussi ce dernier mode a-t-il été appliqué au cardage de lalaine depuis longtemps en Amérique ; mais il a fallu la loi surle travail des enfants dans les manufactures, pour qu’on se déci-dât à l’adopter en France . La fig. 4 donne une vue de face d’unecarde à laine quelconque, avec la seule modification que nousvenons d’indiquer. Onvoitcomment le peigne P détache la nappe,pour la transformer en ruban continu dans l’entonnoir E, dont laPI. V donne les détails.