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LAINES.

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avec soin, donnent des résultats très-favorables-, car en nebrouillant pas les mèches de la toison, on diminue d’autant lespremières préparations ultérieures, et les brins sont plus ménagés.Aussitôt que la laine a été dégraissée, lavée et séchée, on la faitbattre à la main ou par l’une des batteries que nous avons décrites.Après le battage et lorsque la matière fdamenteuse est débar-rassée des corps étrangers, on procède au peignage.

Peignage.

Dans le peignage de la laine comme dans celui du lin, il s’agittoujours de nettoyer à fond les fibres, de les redresser, de les ran-ger parallèlement entre elles.

Mais ce travail doit être modifié eu égard aux différences decaractères que présentent ces deux matières premières.

Les fibres du lin qui sont encore divisibles, sont naturellementdroites et peu susceptibles d’adhérer entre elles-, elles sont plutôtdisposées à glisser les unes sur les autres quand elles sont bien isolées.

Les filaments de la laine sont au contraire tous formés ; ils onttoujours une tendance naturelle à friser et à se contourner. Cettetendance jointe aux aspérités microscopiques et à une certaineonctuosité que présentent leurs surfaces, exigent que la laine soitconvenablement préparée pour être moins exposée à la rupturepar les dents du peigne, et que le déchet au travail soit par con-séquent moindre. A cet effet, on laisse dans la laine un léger de-gré d’humidité, on la graisse ensuite avec une huile végétale, oudu beurre. La quantité de matière grasse employée est de 3 à 4pour 100 de son poids. Cette quantité peut cependant varier etaugmenter encore, si la laine présentait des difficultés au pei-gnage. Lorsqu’elle est ainsi préparée, on chauffe les peignesavant de les introduire dans la masse à travailler.

La laine légèrement humide et onctueuse, est par conséquentprésentée à l’action des peignes chauds qui lui communiquentbientôt une partie de leur chaleur, en vertu de la grande con-ductibilité des dents métalliques. L’opération est alors exécutéedans les conditions les plus favorables, c’est-à-dire sur des fibresdont on a facilité le glissement par la lubrifaction, et le redresse-ment par l’introduction d’une chaleur humide, qui a la double