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PRÉPARATIONS DU PREMIER DEGRÉ.

propriété de ramollir la matière cornée, et de tendre au dévelop-pement des brins. Il ne serait pas indifférent de chauffer la ma-tière ou les outils. En effet, si on voulait se borner au chauffage dela laine, il serait impossible d’y faire pénétrer les peignes. Quoi-que nous nous fussions rendu compte à priorité de cet effet, parla différence de conductibilité que possèdent la matière textileet le métal, nous avons cependant été étonnés de la résistance ex-traordinaire que présentait la laine dans une expérience que nousavons tentée.

Le peignage de la laine, comme celui du lin , se fait encore engrande partie à la main et en partie mécaniquement.

Nous passons à la description de ces deux manières d’opérer :

Peignage à la main. Ce peignage s’exécute au moyen de deuxpeignes ; chacun d’eux est formé par une double rangée de dentsen acier, implantées parallèlement entre elles dans un manche enbois ou en corne c, d, fig. 1, PI. VI. Ces deux rangées ont desdents de longueurs différentes. Celles de la première, les plus éloi-gnées du manche, ont généralement une longueur de 0 ,n ,25, cellesde la seconde, 0 m ,20 à 0 m ,22.

La largeur totale de la partie qui reçoit les aiguilles est 0 m ,16.

Le nombre des dents est ordinairement de 39 pour l’une desrangées, et de 40 pour l’autre. La disposition de ces dents est in-diquée par les points o,o,qui représentent leurs bases ou racines.

Les aiguilles sont terminées en pointes coniques et aiguës.Cette disposition leur permet de mieux pénétrer dans les filaments.

Quelquefois pour finir le peignage, on emploie un peigne à troisrangs.

A portée d’un petit fourneau disposé pour faire chaufferies dentsde l’outil, se trouve un poteau, sur les deux côtés duquel sontfixés des crochets destinés à servir de points d’appui aux peignespendant le travail. Quelquefois ce poteau est armé de plusieursbras, et peut tourner, afin de servir à plusieurs peigneurs à lafois. L’ouvrier opère sur une poignée de laine d’environ douzegrammes, qu’il arrose d’huile ou de beurre fondu, dans la propor-tion indiquée, pendant qu’il fait chauffer les deux peignes. Ceux-ciétant à la température voulue, on en retire un, pour le poser sur lecrochet du poteau et le charger de la moitié de la poignée de laine.