202
PRÉPARATIONS DU PREMIER DEGRÉ.
se trouvent des tuyaux en cuivre qui donnent le passage à la va-peur servant à les chauffer ; ils sont coulés de manière que lemouvement qui s’opère dans les axes qui les portent ne puisse lesrompre. La fig. H donne une épure de la commande des pei-gnes mobiles ; elle est telle qu’ils s’approchent rapidement, et une '
fois en contact, ils reculent en tirant les filaments avec plus de len-teur et de ménagement. Cet effet est obtenu par un excentriquedenté, dont la partie du plus petit rayon engrène au moment dudépart des peignes, et la plus grande agit au moment du travail.
U leviers à pédales pour arrêter le volant au besoin.
Ëtironeuse. Pour enlever la matière peignée, on démonte lespeignes et on les porte à la machine à étironer, dont la fig. 10donne une coupe suffisante pour en faire comprendre le principe.
Le peigne P, chargé des filaments longs travaillés, est présentédevant une série de broches g , qui forme, en avant de la pince p,une espèce de grillage dont les barreaux sont horizontaux et très-rapprochés, tandis que les broches du peigne sont disposées dans %
une direction verticale aux barreaux : il reçoit un mouvement deva-et-vient de haut en bas et de bas en haut, au moyen du brasde levier L mû par l’ouvrier, et qui agit sur la portion de cercledentée c et la crémaillère R; comme le peigne est alors très-rap-proché de la grille g , celle-ci se charge des filaments qui sontd’ailleurs attirés à travers la pince p , par le mouvement de deuxpetits cylindres cannelés c, c, lesquels s’approchent aussitôt desrouleaux métalliques de pression O , qui les dépouillent pourtransformer la matière peignée en ruban au moyen d’un enton-noir convenablement placé, comme cela a lieu dans toutes les ma-chines de ce genre.
Il résulte de cette explication que les cylindres alimentairesdoivent avoir une double impulsion, puisqu’ils tournent autourde leurs axes et prennent un mouvement de va-et-vient de lagrille g aux rouleaux O et vice versâ. Le premier mouvement estobtenu comme à l’ordinaire au moyen de deux pignons ; le &
second est effectué par un excentrique e agissant sur la tige t.
Comme le mouvement des rouleaux O doit être circulaire alter-natif, il s’obtient au moyen d’une came m placée à l’une des ex-trémités de l’arbre du système. Enfin la mâchoire qui doit s’ou-