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PRÉPARATIONS DU PREMIER DEGRÉ.

bouchure du Danube , et sépare à l’Orient les pays qui sont ex-posés à éprouver quelquefois cette température rigoureuse, deceux qui, à l’Occident et au niveau de la mer, peuvent élever lemûrier, sans crainte de le voir périr par le froid.

» 2° Les autres circonstances météorologiques limitent cetespace occidental par une ligne qui ne peut être géographique-ment déterminée, parce qu’elle est donnée à la fois par la pro-duction de la feuille du mûrier, et par l’habileté déployée dansl’éducation des vers à soie. Mais si l’on supposait cette habiletéégale en tous lieux, au nord et au midi, il paraît que la limite dela culture utile du mûrier ne dépasserait pas la limite de la vigne,au prix actuel de la soie.

m 3° Dans l’enceinte que nous avons signalée comme propre àla culture utile du mûrier, certaines contrées en sont exclues pardes maladies propres aux feuilles de cet arbre.

» 4“ Le mûrier peut s’élever sur le flanc des montagnes del’Europe , jusqu’au point où la température moyenne de l’annéeest de 19°,44.

» 5° Les climats habituellement orageux, étant plus sujets auxtouffes qui précèdent les orages, sont contraires aux vers à soie.

» 6° Les lieux où régnent des fièvres endémiques produitespar les effluves des marais leur sont pernicieux. L’effluve atteintsouvent des lieux éloignés de son origine par l’intermédiaire decertains vents qui causent une gêne dans les fonctions vitales, sanscauser de maladies proprement dites sur les grands animaux,mais qui sont très-défavorables aux vers à soie.

» 7° La limite météorologique descend vers le midi à chaqueréduction dans le prix moyen des soies, de même qu’elle montevers le nord, si ce prix vient à s’élever.

» 8° L’industrie sétifère n’est jamais une industrie agricoleprincipale, mais un accessoire plus ou moins important dans lespays à grandes fermes et dans tous ceux où les familles des culti-vateurs ne sont pas à l’exploitation et où l’on a recours aux valetsà gages.

» 9° Les pays à métairies sont plus favorables à cette industrieque ceux à fermages, à raison de la longue durée des baux co-loniques et de la stabilité des colons.