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SOIE.

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tance, mais on ne les atteint que par les soins les plus intelligents,l’attention la plus soutenue, et la disposition la plus convenabledes ateliers, lorsqu’il s’agit d’une éducation sur une échelle plusétendue, qui ne peut absolument avoir lieu sous notre climat quedans des ateliers clos, qui doivent alors facilement être ventiléset chauffés, afin que les exhalaisons malsaines, produites par larespiration, la transpiration et par la fermentation de la litièred’une agglomération aussi considérable de petits insectes, soientneutralisées.

La fermentation de la litière est d’autant plus à craindre, qu’ilest indispensable de maintenir l’air des ateliers à un certain de-gré d’humidité toujours nécessaire à l’air respirable, et qui sertégalement ici à attendrir les feuilles et à les faire rechercher parles vers.

Autrefois on purifiait, ou plutôt on croyait purifier l’air des ma-gnaneries (1) par des émanations odoriférantes en y brûlant desaromates, ou l’on faisait bouillir du vinaigre avec des clous de gi-rofle, ou en saupoudrant les vers de chlorure de chaux.

On conçoit toute l’insuffisance de semblables moyens et le dan-ger qu’ils présentent.

Olivier de Serres , et de notre temps le comte Dandolo , habileéducateur du Piémont , eurent les premiers l’idée d’avoir recoursà des moyens plus sûrs, plus réguliers et plus parfaits, à une ven-tilation convenable. Ce moyen fut bientôt perfectionné encore parM. Darcet, dont la magnanerie salubre à ventilation constante etforcée est si appréciée aujourd’hui. Nous la décrirons après avoirtraité de l’éducation. Rappelons succinctement que le germedu ver à soie est un œuf ou une graine d’une couleur jaunâtrelors de la ponte ; cette couleur passe du rouge brun au gris : sagrosseur est à peu près celle d’un petit grain de millet ; son poidsva en diminuant ; jusqu’au jour de l’éclosion il y a diminution de10 à 12 pour 100. La chaleur du printemps ou une chaleur arti-ficielle fait bientôt éclore cet œuf et le transforme en un ver oupetite chenille, qui grossit considérablement et prend son déve-

(>) Le mot magnan, dans le dialecte languedocien, signifie le ver à soie.

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