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PRÉPARATIONS DU PREMIER DEGRÉ.
Mais ces temps sont encore éloignés. L’avenir décidera si j’ai bienjugé la question. »
Les détails concernant la plantation et la culture du mûrier,étant purement agricoles, nous ne traiterons pas cette questionqui sort d’ailleurs du cadre que nous nous sommes tracé, et nepeut trouver sa place que dans les ouvrages et mémoires d’agri-culture.
L’éducation des vers à soie, quoique pratiquée également dansles campagnes et dans les villes, peut être considérée aussi biencomme une industrie manufacturière qu’agricole, ou plutôt elledoit être regardée comme une spécialité à part, sans analogieavec les autres transformations des matières textiles ; nous ne pou-vions cependantnous dispenser au moins d’esquisser à grands traitsles travaux intéressants qu’elle embrasse sans nous exposer à unelacune importante. Aucun travail matériel n’offre à notre avis unexemple plus remarquable de la puissance de l’industrie et des ri-chesses considérables qu’elle crée : quelques semaines à peine suf-fisent pour suivre et diriger le développement de ces innombrablesgraines microscopiques dans les diverses et merveilleuses transfor-mations qu’elles présentent du jour de leur éclosion au jour deleur mort, et pour faire de leurs riches dépouilles une des sourcesles plus considérables de la fortune publique.
Mais si le temps de l’élaboration de la soie est de peu de du-rée , les soins à prendre pour la mener à bien sont délicats et infi-nis; ce n’est plus là une industrie où l’intelligence et l’attentionpeuvent être remplacées par des machines.
Ce n’est cependantpas une de ces exploitations surles principesfondamentaux de laquelle on ne soit pas fixé encore, car au con-traire l’art d’élever les vers à soie se réduit à savoir choisir lagraine et à la faire éclore, à mettre les insectes éclos à l’abri desintempéries, à les maintenir dans le plus parfait état de propretéau milieu d’un air très-pur et suffisamment chargé d’humidité,et à une température convenablement graduée, et enfin à récolterles cocons pour les dévider.
L’instinct de l’insecte lui ferait rechercher la plupart de cesconditions s’il était livré à lui-même. Leur réalisation est encoresans grandes difficultés dans une exploitation de peu d’impor-