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par le nom de touffe. Ces touffes sont quelquefois sèches et quel-quefois humides. Dans le premier cas, il faut se hâter d’arroser leplancher de la magnanerie et ne donner que de la nourriturehumide aux vers. Dans le second, il faut dessécher l’air, soitpar la chaleur, soit en faisant passer les courants sur un sel dé-liquescent, car, dans tous les cas, la ventilation est indispen-sable.
Si quelque magnanerie est affectée de mortalité , le meilleurmoyen d’y remédier est de purifier les parois, les plafonds, lesplanchers, les claies et les ustensiles, avec des fumigations desoufre, et de les laver avec des lessives caustiques.
De la montée du ver et du boisement. Vers la fin du cinquièmeâge, lorsque la chenille a atteint tout son développement, ellecesse de manger, perd sa couleur, diminue de volume et devienttransparente. Elle manifeste alors une agitation, une vivacitéqu’on ne lui avait vue qu’à sa naissance. Elle cherche detous côtés un point d’appui pour commencer son cocon. Ilfaut alors se hâter de faciliter son travail, au moyen de petitsbranchages de bruyère, de genêt, de bouleau ou de colza,disposés en plans inclinés, et de manière que la circulationde l’air puisse librement s’établir ; on emploie aussi quelquefoisde petites tringles en bois percées de trous, dans lesquels on fixe,au moyen de colle forte, les brins du bouleau, en les plaçant dehuit à dix millimètres les uns des autres.
On dispose le boisement entre les claies, en allant des rangéessupérieures aux inférieures.
Les chenilles d’une éducation ne montent pas toutes en mêmetemps; il faut au moins vingt-quatre heures pour que toutescommencent à filer et se soient débarrassées des matières étran-gères qu’elles contiennent encore. Les dernières au travail sontexposées à recevoir les déjections des premières. C’est à ce mo-ment qu’il est important de les débarrasser des litières et de lesnettoyer avec soin pour éviter un grand déchet. Ce nettoyage sefait égalejnent aujourd’hui avec des filets en papier.
Six à huit jours suffisent pour que tous les cocons d’une édu-cation soient formés.
Étouffement. Il est indispensable, comme on sait, d’étouffer