COTON.
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Quoique ce travail, qui a pour but de former un ruban, soit dé-signé sous le nom à’étirage et de laminage, et qu’il s’exécute pardes moyens tout à fait identiques à ceux employés pour étirer etlaminer les métaux, il est basé dans les deux cas sur des pro-priétés différentes.
Pour l’étirage des métaux, la masse est toute formée, on ob-tient le changement de forme par l’action d’une pression éner-gique qui agit à froid sur les métaux malléables, et à chaud lors-que l’introduction du calorique est nécessaire pour déterminerl'écartement des molécules dans le but de faciliter l’étirage ;tandis que l’étirage pratiqué sur les matières textiles comprend laformation du ruban par des additions, et détermine son allonge-ment par le redressement et le glissement des fibres, pendantque la pression augmente leur adhérence et les fixe d’une ma-nière intime.
D’après ces considérations, l’étirage des matières textiles devraêtre d'autant plus facile, que leurs brins seront plus lisses, plusdroits, et plus complètement débarrassés de tous obstacles, et ilréussira par conséquent d’autant mieux, que les préparationsprécédentes auront été faites avec plus de soin.
Mais il nesuffît pas que les filaments élémentaires soient douésdetoutes les propriétés nécessaires à leur glissement, il faut encore quela quantité de ce glissement ne soit ni trop grande ni trop petite, etqu’elle soit autant que possible régulière et la même pour toutesles fibres de même nature et de même qualité; car si l’étirageétait insuffisant, les filaments ne seraient pas complètement re-dressés et seraient trop superposés ; on éprouverait donc une pertepour la production ; si au contraire l’étirage était poussé troploin, les fibres offriraient moins de résistance et pourraient mêmeêtre séparées ; il y aurait alors des inégalités ou des solutions decontinuité dans le ruban, et par suite dans le fil, ce qui serait undéfaut grave.
Pour rendre notre pensée plus claire, examinons les principessur lesquels reposent les machinesemployéesàl’exécution de cetteopération délicate.
Soit a, b une paire de cylindres de même diamètre ayant leursaxes dans le même plan vertical ;-c, d une seconde paire de cy 1 in-