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PRÉPARATIONS DU SECOND DEGRÉ.

dres d’un diamètre pareillement égal, dont les axes sont aussicontenus dans un même plan vertical parallèle au premier ;e, f une mèche ou nappe filamenteuse engagée entre ces deuxpaires de cylindres. Supposons qu’on leur imprime un mouve-vement de rotation dans le même sens et que la vitesse des secondsc, d soit double de celle des premiers a , b. Il est évident que,s’il y a une adhérence suffisante entre la mèche libre à ses extré-mités e, f des fibres textiles, et les paires de cylindres, ellesera entraînée dans le mouvement avec la vitesse de ces cylindres ;or, comme les lamineurs a , b marchent plus lentement queceux c, 6, et ne fournissent pas par conséquent une quantité dematière suffisante au développement des cylindres c, d , il s’ensuivrade la part de ceux-ci une traction sur la mèche ; cette traction, si elleétait assez forte, séparerait le ruban ; mais si elle est comprise dansdes limites convenables, elle ne déterminera qu’un redressementdes fibres et un étirage ou allongement de la masse par le glisse-ment des filaments élémentaires de proche en proche, et elle don-nera pour résultat un amincissement du ruban, qui sera évidem-ment proportionnel à son allongement.

Si on suppose donc aux cylindres c, d une vitesse double àcelle des cylindres a, b, et au ruban à son entrée dans les cylin-dres une grosseur de 0 m ,01 et une longueur de 1 mètre, il devrapar conséquent avoir une longueur de 2 mètres et une grosseurde 0 m ,005 à la sortie. Pour que l’opération soit tout à fait par-faite, il faut que cette section de 0 m ,005 soit identiquementla même sur toute la longueur , et partout composée d’unnombre égal de filaments. Mais pour être arrivé à ces résul-tats , il eût fallu n’avoir employé que des fibrilles élémentairespossédant toutes des qualités identiques les plus propres à pro-duire un fil doué d’un maximum d’homogénéité et de résis-tance.

Comme on ne peut avoir la certitude que les filaments, sinombreux qui entrent dans un ruban, aient tous les mêmes qua-lités, on obvie à l’inconvénient qui pourrait en résulter par l’em-ploi d’un léger excès de matière.

Pour que le glissement des filaments ait bien lieu commenous le supposons, sans qu’ils soient affaiblis ou brisés, il est