COTON. 231
cernent ontété successivement modifiés, depuis l’origine de leuremploi.
Machines à étirer. Les premières qui ont fonctionné en France se composaient de trois paires de cylindres formant laminoirs.Les cylindres inférieurs étaient en fer, cannelés longitudinale-ment, et les supérieurs étaient en bois ou en fer, mais recouvertsd’abord d’une enveloppe de drap et ensuite d’une peau de mou-ton d’une égale épaisseur et lisse en dehors.
Les trois paires de cylindres, dont les axes passaient dans deuxplans horizontaux parallèles entre eux, étaient montés sur unmême bâti en cuivre établi sur une pièce de bois ; les axes desinférieurs portaient des roues d’engrenage qui recevaient le mou-vement de l’arbre moteur ; les supérieurs tournaient par le frot-tement des inférieurs, au moyen d’un poids qui les forçait d’ap-puyer les uns sur les autres.
On portait, en avant de la première paire de cylindres , quimarchait le plus lentement, un certain nombre de pots dans les-quels on avait reçu les nappes fournies par les cardes, on en en-gageait plusieurs à la fois dans les cylindres qui les étiraientavec une vitesse croissante et les amincissaient proportionnelle-ment, à la sortie de la dernière paire ; on faisait passer les rubansamincis, dans une espèce d’entonnoir métallique dont l’orificeétait d'un diamètre égal à la grosseur de l’un d’eux. Enfin,après avoir traversé cet entonnoir, on faisait passer ce ru-ban unique entre deux rouleaux mus avec une vitesse égaleet servant à continuer son laminage avant de le diriger dansun pot.
Après le premier étirage, on prenait un certain nombre depots, quatre, par exemple, provenant de la première machine;on les portait devant une seconde qui réunissait de nouveau lesrubans, pour en former un seul.
Cette opération se répétait de la même manière un certainnombre de fois, suivant la qualité de la matière et la finesse despréparations, et par suite du fil qu’on voulait produire.
Lorsque le ruban arrivait à une ténuité assez grande, et n’avaitplus la consistance suffisante pour être soumis à un nouvel éti-rage , on lui imprimait un léger degré de torsion, en donnant