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PRÉPARATIONS DU SECOND DEGRÉ.

aussi que les pressions des cylindres ne doivent pas dépasser unecertaine limite -, si cette limite n’était pas suffisante, par exemple,l’adhérence serait trop faible ; si au contraire elle était dépassée ,les filaments seraient trop fatigués , les axes des cylindres bien-tôt usés, le mouvement s’effectuerait alors moins régulièrement,et l’entretien de la machine deviendrait plus coûteux.

Le nombre d’étirages et de doublages que l’on pratique dansles manufactures varie nécessairement avec les matières pre-mières employées; les filaments longs, droits, lisses et solides,tels que ceux du lin et du chanvre, ont besoin de moins de doublageset peuvent s’étirer en un nombre d’opérations moindre que lesfilaments courts, comme ceux du coton et du cachemire, mais quisont moins droits que ceux de la laine à peigner. Si enfin onveut filer de la laine courte à carder, la préparation dont nousnous occupons doit être complètement abandonnée, car en re-dressant et allongeant les fibres , elle détruirait en grande partieles propriétés feutrantes qu’il faut au contraire avoir bien soin deménager. *

Le nombre de doublages et d’étirages est non-seulement va-riable avec ces différentes matières premières, mais aussi avec lafinesse qu’on veut atteindre, avec les perfections plus ou moinsgrandes des opérations préliminaires, et même souvent avec lecaprice ou le plus ou le moins d’habileté des praticiens.

Ces opérations sont en général d’autant plus multipliées quel’on veut arriver à une plus grande finesse, et à une homogénéitéplus parfaite. On ne doit cependant pas en abuser à cause des dé-penses inutiles qu’elles occasioneraient, et parce qu’au delà d’unecertaine limite, elles pourraient énerver le fil.

Nous indiquerons les nombres le plus généralement adoptésdans les meilleures filatures, à mesure que nous décrirons lespréparations du deuxième degré pour chaque matière filamen-teuse.

Étirage, Doublage et Laminage du Coton.

Les principes si simples de l’étirage que nous venons d’énon-cer n’ont pu varier depuis qu’on les a appliqués mécaniquementet par le système automatique ; mais les machines et leur agen-