COTON.
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On comprendra facilement les avantages de cette méthode, sion se rappelle que, dans les systèmes précédents, on recevait lesrubans dans un même nombre de pots, qu’il fallait les transpor-ter de l’une à l’autre machine ; qu’indépendamment du travail etdu temps perdu dans ces transports, on était exposé à com-mettre des erreurs, en troublant l’ordre progressif dans lequel ilsdevaient être doublés; il est vrai que, pour éviter ce dernier in-convénient, on avait l’habitude de peindre chaque vase d’unecouleur différente. L’emploi du système à pots s’est conservéseulement dans les fdatures anciennement montées et dans cellesde peu d’importance. On peut considérer les machines à réunircomme une des plus belles innovations qui aient eu la plus grandeet la plus favorable influence sur la filature dans ces derniers temps.En effet, avec elles il n’y a plus de temps perdu pour les transports,plus d’erreurs possibles , les chances d’irrégularité, si fréquentesdans le maniement de si frêles produits, disparaissent presquecomplètement, et enfin les déchets, qui tiennent en partie à tousles inconvénients que présentait l’ancienne manière, diminuentsensiblement par l’adoption de la nouvelle.
La fig. 6 , PI. II, donne le plan horizontal, et la fig. 7, unecoupe verticale du meilleur système des bancs à étirer, générale-ment usité aujourd’hui dans les filatures les plus considérablestant en France qu’en Angleterre.
Le banc se compose d’un nombre de têtes variable, mais leplus ordinairement de huit; chaque tête comprend de quatre àhuit paires de cylindres, mais le plus généralement cinq ; lebâti E, F, G, H porte donc huit fois la même répétition de cylin-dres I, 2, 3, 4, 5. (Nous avons retranché dans la figure les répé-titions des mêmes parties.) Le nombre de cinq est le plus conve-nable, en le dépassant il y aurait des difficultés à bien surveillerle travail. On emploie ordinairement des bancs avec un nombremoindre de paires de cylindres pour les cotons à courtes soies,qui supportent moins l’étirage. Les cylindres sont placés de façonà pouvoir être écartés ou rapprochés entre eux , suivant les lon-gueurs des filaments de la matière à étirer et la grosseur desrubans. L’espace peut donc diminuer à mesure que l’étirageavance.
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