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234 PRÉPARATIONS DU SECOND DEGRÉ.

Quelques mots suffiront pour expliquer cette machine et samarche.

Les rubans à étirer provenant de la carde se sont réunis dansles couloirs pour s’enrouler sur le cylindre R, d'où ils sont dé-roulés et étalés sur la plaque mince en fer blanc P, pour serendre entre les cylindres \ , 2 et 3, qui les livrent à ceux4 et 5. La fig. 8 donne les détails des trois premiers cylindresétireurs, et un des moyens les plus simples d’appliquer les pres-sions. Le poidsQ suspendu à l’extrémité des bras du levier L, pèsesur les cylindres supérieurs par l’entremise des tiges t1\ qui pres-sent sur eux. La première, en agissant sur le chapeau c , quirecouvre les cylindres 1 et 2, et la seconde, en opérant direc-tement par son extrémité recourbée sur le troisième cylindre. Lapression sur les deux autres a lieu d'une manière analogue. A lasortie des étireurs, le ruban se rend dans l’entonnoir E qui ledirige sur les mollettes 6, 6, pour passer enfin entre les rouleauxd’appel A. Ces rouleaux reçoivent tous les rubans du même sys-tème pour les conduire dans un canal commun.

On conçoit que, si les cylindres sont commandés avec desvitesses de plus en plus grandes, le ruban s’allongera proportion-nellement, avant de se rendre dans le canal.

Dans les filatures les plus récemment aménagées, on a autantde bancs d’étirages que l’on veut faire de doublages, et le dernierde ces bancs, au lieu d’-ayoir des pots à lanternes, a des mollettes.Ces mollettes sont des cylindres étroits ou espèces de poulies P P*,fig. 9. La mollette supérieure a un rebord, et l’inférieure unegorge creuse c , sans laquelle tourne la saillie de la première. Lepassage du ruban entre les poulies, pendant qu’elles sont animéesd’une vitesse convenable, lui donne une cohésion qui remplaceavantageusement celle qu’on obtenait par la méthode anciennedes lanternes.

Le plan de la fig. 6 montre la disposition des communicationsde mouvements.

Le bâti en fonte de la machine porte à une de ses extrémitésle bout d’arbre o, sur lequel sont montées les deux poulies P P' ;la première fixe et la seconde folle. La courroie provenant del’arbre moteur passe de l'une sur l’autre de ces poulies, au moyen