COTON.
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puisse commencer à transformer la mèche en cylindre de manièreà l’amener progressivement à l’état de fil. Il serait d’ailleurs diffi-cile de continuer les étirages qui ne sont pas encore arrivés àleur limite, si on n’avait en même temps un moyen de consoli-der et de commencer à arrondir le ruban; ce moyen consiste àlui imprimer un degré de torsion suffisant pour augmenter sacohésion , sans néanmoins que cette torsion soit assez forte pours’opposer au glissement des fibres ou pour nuire à leur élasticité.Sans l’intervention de la torsion, le ruban continuerait à s’amin-cir, à s’aplatir, et les filaments qui le composent se sépareraientsans le moindre effort; la forme hélicoïde qu’elle imprime auxfibres sert à les lier intimement entre elles et à arrondir lamasse. Cette force de torsion va désormais être employée danstoutes les transformations que le ruban aura à subir jusqu’aprèsla dernière opération , celle du filage. Mais, comme nous venonsde le dire, elle ne doit être appliquée qu’avec ménagement,afin de conserver à la matière sa résistance et son élasticité.
Les lois de la torsion des fils métalliques établies par Coulomb,et enseignées dans tous les ouvrages de physique et de mécanique,ne pourraient s’appliquer complètement à la torsion des fils tex-tiles, car la constitution de ces derniers diffère complètement decelle des premiers. Mais si ces lois ne peuvent entièrement conve-nir au travail des fibres filamenteuses, il y a cependant des consi-dérations qui leur sont applicables comme aux fils métalliques.Il est évident en effet que, dans les deux cas, l’angle de tor-sion , ce qu’on nomme dans les filatures la quantité de tors ,sera proportionnel : 1° à la force qui le détermine, 2° à la lon-
étirage que l’on cherche ; soit E' le nouvel étirage et x les roues à changer, on dé-terminera celte roue par la formule
xr'r" D PP'p" D’E'
pp'p" D’ 4 rr D
La production en longueur d'un étirage dans un temps donné, sera calculée parle développement de l’étireur pendant ce temps.
Soit/i le nombre d’heures de travail, V la vitesse du cylindre étireur pendantce temps , et D son diamètre , itDV/i sera la longueur théorique du ruban produitpendant la durée déterminée. Cette longueur sera la longueur réelle, s’il n’y a paseu de ralentissement dans la machine ou de perte de temps.
Ces calculs sont si simples que nous n'avons pas à y insister.