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LIN ET CHANVRE. 259

bines et par un mouvement circulaire imprimé aux broches ; lesvitesses relatives de la broche a , du tuyaub et de l’entonnoir c, sont calculées parconséquent, non-seulement pour obtenirun renvidageconvenable, mais aussi pourque le ruban reçoive le degré de torsionvoulu.

Dans le banc à broches, c’est la brochea qui reçoit le mouvement variable dudisque d, tandis que le tube creux b reçoitun mouvement constant toujours un peusupérieur à la plus grande vitesse de la. broche ; M. Bodmer construit ordinai-rement ces bancs à broches de quarante-huit bobines ; lesdimensions des bobines pleines sont de quatre pouces anglais de diamètre , et dix pouces de long, contenant environ dix oncesde coton.

Nous donnerons la suite du système général des machines deM. Bodmer pour la filature du coton , lors de la description desmachines à filer.

- Figure 34.

LIN BT CHANVRE.

Étalage, Étirage, Doublage et Laminage du long brin.

Les secondes préparations du lin et du chanvre ont, commecelles du coton, pour but la formation progressive d’un ruban oud’une mèche étirée à point, et graduellement amenée à un étatassez homogène pour être définitivement transformée en fil.

Les principes fondamentaux sur lesquels est basée la construc-tion des bancs à étirer le coton, s’appliquent parfaitement auxmachines à travailler le lin. Dans ces dernières, comme dans lesprécédentes, le ruban se forme au moyen d’étirages et de dou-blages successifs, pratiqués entre des systèmes de cylindres tour-nant avec des vitesses différentes. Mais comme le lin et le chanvre,après les premières préparations, sont disposés sous forme de