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PRÉPARATIONS DÜ SECOND DEGRÉ
filaments ou mèches d’une longueur assez limitée, et que les ca-ractères naturels de ces matières premières diffèrent sensible-ment de ceux du coton, il est devenu nécessaire d’apporter desmodifications aux machines qui servent à les préparer. La
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principale appliquée à ces machines consiste dans un sys-tème de petits peignes ou gills formés d’aiguilles fines en acier,et établis entre les cylindres fournisseurs et étireurs, de manièreque le ruban les traverse pour se rendre des premiers .aux der-niers. Ce nouvel élément de la machine a pour fonction de main-tenir et de guider les filaments en lignes droites, de les assembleraussi parallèlement que possible dans le ruban, et de leur servirde point d’appui, pour que l’étirage se fasse bien régulièrementet avec plus de facilité.
Les fibres élémentaires du lin et du chanvre, telles que leslivre le peignage, ayant une assez grande longueur, exigent unespacement proportionnel entre les cylindres étireurs. L’étirageserait par conséquent mal exécuté et sans régularité, si on n’avaittrouvé ce moyen des peignes, pour soutenir et diriger les fila-ments pendant le travail. C’est à Philippe de Girard que l’ondoit l’idée de ces gills, dont on a soin d’augmenter la finesseet leur rapprochement, à mesure qu’on avance dans le travailde l’étirage.
La première machine à étirer, à laquelle on soumet les mèchesprovenant du peignage, doit avoir en même temps pour but deles souder les unes aux autres, de manière à les transformeren un ruban continu. Pour opérer ce travail, on étale les poi-gnées bout à bout sur la toile sans fin , à mesure qu’on les en-gage entre les cylindres; cette machine est, par cette raison,désignée sous le nom de table à étaler.
Les peignes des machines à étaler et à étirer ne peuvent resterimmobiles; ils doivent se mouvoir avec le ruban et l’amener uni-formément et régulièrement des cylindres fournisseurs aux éti-reurs. L’exécution de cette condition n’était pas sans présenterdes difficultés; aussi est-ce un des points qui ont exercé le plusl’attention des inventeurs.
Deux moyens pour faire mouvoir les gills sont généralementusités aujourd’hui; nous allons en donner la description successive-