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LAINE PEIGNÉE. 275

supposé que la moitié des cylindres de pression était enlevée, afinde laisser voir les cylindres cannelés.

Fig. 2. Coupe verticale, suivant la ligne 1, 2. Les mêmeslettres désignent les mêmes objets dans les deux figures.

La laine, en sortant des peigneuses sous forme de rubans, estreçue dans des caisses à compartiments, que l’on transporte der-rière la machine à réunir; on l’étale alors sur la toile sansfin a. Comme il importe que les rubans ne puissent se mêler, onles fait passer chacun entre deux guides supportés par une seuletringle. Ils sont développés parallèlement sur la table, etsoumis à un examen minutieux ; des ouvrières qui se trouventde chaque côté de la toile sans fin, enlèvent les impuretés qui ontéchappé à l’action des peigneuses. Cette toile, qui n’a pu être en-tièrement indiquée dans le dessin, est d’une longueur suffisantepour qu’on ait le temps d’effectuer ce travail. Les rubans sontdirigés deux à deux dans les entonnoirs en bronze 6, pour passerentre les premiers cylindres c, de là entre les seconds cl, où ilssubissent un léger étirage, qui s’obtient par des dispositions sem-blables à celles que nous avons décrites en parlant du coton.e , f, sont les cylindres de pression et le contre-poids, dont lestiges de suspension g s’accrochent après les petites traverses h,qui ont leurs extrémités appuyées sur les tourillons des cylindrespresseurs. La matière est ensuite amenée sous la rangée desrouleaux unis i, appelée flèche de tension , pour être soumise àl’action des peignes circulaires j. L’objet de cette rangée de cy-lindres est non seulement de tendre les rubans, mais encore defaire qu’une plus grande partie soit enveloppée sur les peignes,afin que ceux-ci, dont le but est de diviser et de conserverle parallélisme des filaments, tout en donnant un certain éti-rage , puissent exercer leur action le plus longtemps possible. Lalaine, en sortant des peignes, passe entre la troisième rangée de cy-lindres cannelés k qui complètent l’étirage. La pression impriméeà cette dernière paire d’étireurs doit être plus considérable ; aussine s’obtient-elle pas directement; on fait usage d’une romainecomposée d’un levier m, qui a son point d’appui contre latraverse n ; à l’extrémité de ce levier se place le poids curseur o,que l’on peut éloigner plus ou moins pour faire varier l’in-