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PRÉPARATIONS DU SECOND DEGRÉ.
dans un collet l. Ce montant, ou espèce d’arbre vertical, porte latige o, o, et lui imprime par conséquent un mouvement alternatifqui a lieu simultanément avec celui de l’asple.
Quant à la croisure qu’on est obligé de faire en commençantune opération ou lorsqu’un fil casse, l’ouvrière l’exécute entournant la manivelle m. La courroie fait mouvoir la poulie PP,qui tourne dans les galets 1, 2, 3, fig. 6. La rotation est trans-mise aux fils des guides vv et les fait croiser.
Les anciens règlements sur les fabriques, tant en Italie qu’en, France , qui-n’admettaient que la croisure simple, déterminaientle nombre de tours d'une bonne croisure et le rapport de vitesseentre le mouvement de l’asple et celui du va-et-vient. Ce nombrede révolutions était de 20 pour les fils les plus fins , et devait aug-menter proportionnellement à leur grosseur, et le rapport entre lavitesse de l’asple et celle du va-et-vient était tel, que le brind’un écheveau ne revenait au même point du dévidoir qu’après87 d tours.
Avant d’indiquer les modifications principales qui ont qtè ap-portées au tour dont nous venons de parler, disons quelques motsde la marche générale du travail.
Pour commencer l’opération du tirage et arriver à saisir le filcontinu , que l’on nomme bout ou fil grège , il faut enlever labourre ou frison qui garnit la surface des cocons.
L’opération par laquelle on dégage le frison est ce qu’onnomme le battage, et celle par laquelle on l’enlève se nomme lapurge. Il faut que la purge soit complète pour que tous les boutsrompus de la surface soient enlevés; mais pour éviter une perteréelle, il ne faut pas qu’elle soit poussée trop loin. On peut ob-tenir une quantité de bourre qui varie de 18 à 30 pour 100 dupoids de la soie. La valeur de la bourre étant moindre que celledu fil continu, la meilleure purge est nécessairement celle qui pro-duit la plus petite quantité possible de bourre, sans diminuer laperfection de la soie grége, et qui en même temps dispose lecocon de manière qu’il puisse être facilement et complètementdévidé. Depuis quelque temps on s’est livré à des études sérieusessur cette partie du travail. Pour faire la purge , l’ouvrière plongeà l’avance une certaine quantité de cocons, ordinairement une