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SOIE.

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soit à peu près abandonné aujourd’hui, il en est cependantencore souvent question. Nous avons par conséquent cru de-voir le décrire ; il servira en même temps à faire comprendrele piémontais, dont il ne diffère que par ce système de croisure.

La fig. 1, PI. XII, représente un plan de la machine,et la fig. 2,une élévation vue de côté. La fig. 6 donne le détail du mécanismecroiseur.

L’appareil, avec ses commandes, est monté sur un bâti en boisA,B, C,D, solidement établi sur le plancher de l’atelier. Enavant de ce bâti est un massif F, contenant la bassine à eauchaude. Le tour, comme nous l’avons dit, est disposé pour tirerdeux écheveaux à la fois. Le til de chaque éehéveau est com-posé d’un certain nombre de cocons, comme l’indique lafigure. A la sortie de la bassine, chaque fil passe séparémentdans deux yeux ou barbins E,E, formés par de petites tringlesrecourbées. Ils se réunissent ensuite suivant un angle, à partirdu sommet duquel ils sont tordus un certain nombre de foisl’un autour de l’autre. Lorsqu’ils ont été tordus de la quan-tité voulue, ils se séparent de nouveau pour passer dansdeux autres petits barbins v v , fixés dans la circonférence inté-rieure d’une poulie P P, d’où ils prennent une direction conver-gente, de manière à se réunir et à se croiser une seconde fois,comme le représente la figure. Après cette double croisure, ilss’écartent enfin pour la dernière fois, et chaque fil passe dansun petit orifice o,o, percé dajis une tige qui, douée d’un mou-vement de va-et-vient, dirige et dispose le bout convenablementsur l’asple ou dévidoir, qui tourne autour de son axe.

L’inspection de la figure suffit pour faire comprendre commentles différents mouvements sont transmis.

L’axe a du tour porte une manivelle f , par laquelle l’ouvrièredonne l'impulsion à l’asple. A l’autre extrémité de celui-ci setrouve une série de roues de transmission dont les rapports sontconvenablement calculés pour la vitesse voulue. La dernièreroue R porte un excentrique qui donne le mouvement à une tige Gassemblée à articulation au point q. Le bout de cette tringlepasse dans une fente verticale d’un montant rond M, qui tourneà sa partie inférieure sur un pivot p , et à sa partie supérieure