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PRÉPARATIONS DU SECOND DEGRÉ.
croisait comme nous l’avons dit. Une torsion insuffisante n’arron-dirait pas le fil et ne le sécherait pas suffisamment ; une tropgrande torsion diminuerait sa force et son éclat. Le mouvementde va-et-vient doit donc être combiné par rapport à celui del’asple, de telle manière que le fil y arrive à peu près sec, etque l’entrelacement des différentes couches de l'écheveau se prêtefacilement au dévidage ultérieur sans occasionner de déchets.
Les moyens que nous venons d’indiquer, employés pour ob-tenir l’égale grosseur des fils sur toute leur longueur, ne suffiraientpas si l’on se bornait à procéder successivement et séparé-ment au dévidage de chaque quantité de cocons; car les brinsallant en augmentant de finesse, à partir de la première à la der-nière couche, dans un rapport moyen d’un à quatre, il est évi-dent que, à la fin du dévidage, on obtiendrait un fil sensiblementplus fin qu’au commencement, ce qui serait un défaut. Pouréviter cet inconvénient, l’ouvrière ajoute successivement u»nouveau cocon pendant le travail, de manière à échelonnerl’époque de l’épuisement de chacun d’eux, et à renouveler gra-duellement ainsi la quantité nécessaire à un seul fil, ce qui main-tient la régularité de grosseur sur son étendue.
Il ne suffit pas qu’on ait un tour convenablement construit, ilfaut, en outre, qu’il soit dirigé d’une manière habile et intelli-gente pour obtenir un travail satisfaisant. C’est presque un axiomede l’industrie séricicole que la fileuse est tout et l’instrumentpeu de chose ; une ouvrière habile fera mieux avec un tour im-parfait qu’une fileuse médiocre avec un tour excellent.
Quelquefois une seule personne tourne la manivelle et surveillele travail, mais généralement l’impulsion est donnée au tour parun enfant ou une femme. L’attention de la fileuse reste complè-tement concentrée sur les cocons de la bassine.
Les défauts les plus ordinaires qui se présentent dans une soiegrége imparfaite sont les inégalités de grosseur ou bouchonsproduits par la jonction mal faite d’un brin , les mariages ouenchevêtrements des fils des deux écheveaux séparés, les taches,les inégalités de couleur, les inégalités d’adhérence et de soliditéprovenant d’une croisure mal faite, et qu’on nomme mort volant,les bouts rompus ou solutions de continuité dans les fils. Les