SOIE.
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colluresou adhérences des fils qui portent sur certaines parties del’asple, et que l’on considère généralement, et à tort selon nous,comme nécessaires pour conserver la forme de l’écheveau et faci-liter son dévidage, seraient également des défauts si elles étaienttrop fortes et dépassaient le degré strictement utile.
Tous les efforts tentés jusqu’ici ont eu pour but la construc-tion d’un tour évitant les défauts que nous venons de signaler, etfacilitant le travail de l’ouvrière. En employant le système de croi-sure de Vaucanson , on obtenait généralement des fils grèges plusronds, plus nerveux au toucher et plus secs à leur arrivée sur ledévidoir,mais ils étaient plus fatigués que par la croisure unique,et le mécanisme se dérangeait souvent. Le mode de transmissionde mouvement qui avait été adopté pour ce tour a été modifiéet amélioré ; mais- le système de la double croisure est resté : onen fait encore quelquefois usage, quoiqu’il ne soit pas complète-ment à l’abri de reproches.
L’effet de la croisure est nécessairement proportionnel aunombre de révolutions que l’on fait faire aux fils , et leur régu-larité dépend de sa longueur constante , et par conséquentdu nombre des révolutions que les brins font l’un autour del’autre. Dans le mécanisme de Vaucanson, ce nombre de ré-volutions dépendait de celui que la fileuse imprimait à unemanivelle; il était par conséquent exposé à des variations.MM. Villard et Taberin-ont, chacun de leur côté, proposé , pouréviter cette cause d’irrégularité, des moyens qui ont été eux-mêmes remplacés par de plus perfectionnés que nous décrironsplus loin;
On a surtout cherché à remédier à l’effet des mariages, qui con-stitue un des défauts les plus graves que la soie puisse présenter.Comme il nous serait impossible de citer Tes nombreuses tenta-tives faites dans ce but, nous allons signaler celles qui ont parules plus simples et les plus efficaces.
Lorsqu’un mariage a lieu, si la fileuse ne s’en aperçoit pas,le défaut reste dans la soie ; si elle s’en aperçoit, elle ne peut l’en-lever qu’en faisant revenir l’asple sur lui-même, car sa vitesse ac-quise ne permet pas de l’arrêter instantanément. Le résultat decet accident est donc souvent un défaut persistant, et causeen tous