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PRÉPARATIONS DU SECOND DEGRÉ.
le mouvement à l’asple, était chargée d’entretenir constammentle feu. Ce mode de chauffage, qui est encore appliqué dans lespetites exploitations du Midi, présente plusieurs inconvénients.Il occasionne une dépense de combustible assez forte, exigebeaucoup de place, et expose la pureté de la soie à être altéréepar les émanations du foyer.
C’est pour parer à tous ces inconvénients que M. Gensoul eutl’idée d’appliquer la vapeur au chauffage de l’eau des bassines.Cette idée, si simple et si rationnelle, donna une véritable cé-lébrité à son nom, et causa une heureuse transformation dansl’industrie séricicole. Un générateur unique est chargé d’ali-menter de vapeur toutes les bassines qui contiennent l’eau àchauffer. La chaudière et son fourneau sontordinairement séparésde l’atelier du filage, et l’alimentation se fait par des tuyauxet des robinets convenablement disposés.
Le système de M. Gensoul étant bien connu , et ne présentantd’ailleurs rien de particulier qui n’existât dans tous les appareilsde chauffage des liquides par la vapeur, nous avons cru pouvoirnous dispenser d’en donner une description plus détaillée.
Force motrice. Une autre innovation consiste dans la substi-tution de la force motrice de l’eau ou de la vapeur à celle de l’ou-vrière pour mouvoir les tours. Quand on en a un grand nombreà faire marcher, et qu’on a un cours d’eau ou une machine àvapeur à sa disposition, rien de plus facile alors que d’encommander autant que l’emplacement le permet avec un seularbre. Il suffit de jeter une courroie de la poulie du moteursur une autre placée à l’extrémité des guindres, en établis-sant les rapports convenables entre elles, pour obtenir la vi-tesse voulue, qui he doit pas être trop grande, afin d’avoirle temps suffisant pour suivre parfaitement les fils. Le choixdu moteur sera déterminé d’après les considérations ordi-naires. On devra seulement observer que, pour le tiragedes cocons, il ne servira qu’une partie de l’année, le moinslongtemps possible, car tous les filateurs pensent qu’il con-vient pour la qualité et le rendement de la soie, de déviderles cocons le plus frais possible, et par conséquent pendantJ’été.