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SOIE.

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à détente servant à faire varier le nombre de révolutions dela croisure suivant le point où l’on fait engrener la pièce. Lacroisure des brins est exécutée à l’extrémité des branches dupignon l , qui reçoit son impulsion de proche en proche desroues et pignons 2, 3, 4, 5 et 6. La combinaison des rouagesest telle, qu’un seul tour de l’axe 5 en donne 60 à la croi-sure. 1/4 de tour n’en donne que 15,1 tour 1/2 en donne 90,et ainsi de suite. Ce croiseur est très-simple, comme on voit, etpeut être adapté à tout système de dévidoir au moyen de deux vis.M. Robinet a appliqué à son tour le brise-mariage de M. Chambon,qui consiste en deux tubes de verre que nous avons déjà décrits,et qui sont représentés en b b'. La tringle ou tige v du va-et-vientreçoit son mouvement de l’arbre a de la manivelle du tour, quifait en même temps mouvoir la poulie p. Cet arbre a une partierenflée au milieu , dans laquelle on a pratiqué une coulisse ourainure en courbe ( fig. 20), d’une forme telle, que la tige duva-et-vient y étant engagée pendant que l’arbre a tourne, elleest forcée de prendre alors un mouvement de translation régu-lier. C’est le même arbre a qui transmet la vitesse au guindre,par le moyen de la corde croisée, qui passe de la poulie p surla poulie p' , disposée sur l’axe de l’asple A, qui a ses pointsd’appui de chaque côté dans le bâti E, F, G , H.

M. Robinet a calculé avec le plus grand soin les dispositionsrelatives de chacune des pièces. Pour que le travail pût êtreexécuté dans les conditions les plus favorables , il a rapproché lamanivelle motrice du fourneau, afin que la surveillance fûtplus facile.

Nous avons vu manœuvrer cet appareil, qui fonctionne très-légèrement, et qui doit être d’un entretien à peu près nul. Sonrendement, tant sous le rapport de la quantité de soie que souscelui de la qualité, ne peut être qu’avantageux, si on ap-porte à son emploi tous les soins, les connaissances que sonauteur recommande , et qu'il possède à un si haut degré.

Mode de chauffage des tours. Jusque vers l’année 4810,l’eau des bassines était chauffée exclusivement à feu nu. Ellesétaient placées sur un foyer direct, comme une chaudièrede teinture ou tout autre. La tourneuse , ouvrière qui donnait

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