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PRÉPARATIONS DU SECOND DEGRÉ.

nombre de 70,000. Si donc on a commencé le dévidage en unpoint quelconque du dévidoir , x par exemple, le fil ne pourrarevenir à ce point qu’après 70,000 tours environ de l’asple au-tour de son axe. Par ces combinaisons, le collage du brin repliésur lui-même, est impossible , et l’écheveau est disposé sous laforme d’un réseau parfait, ce qui permet au dévidage de se fairetrès-régulièrement.

La forme affectée par les écheveaux provenant des tours Lo-catelli, est très-remarquable et suffit pour les faire reconnaître.

Le dévidoir ou asple D est construit par deux cercles en ferétamé e, qui sont assemblés parallèlement entre eux à une dis-tance proportionnelle à la largeur de l’écheveau à former. Quinzepalettes en cuivre, espacées également sur la circonférence,forment l’assemblage des deux cercles, qui sont réunis en troisparties chacun autour d’un croisillon à trois bras y. Deux segmentssont assemblés à charnière, comme on le voit en h, fig. 16et 17. Cette disposition a pour but de pouvoir diminuer ledéveloppement des circonférences lorsqu’il faut enlever l’éche-veau. A cet effet, on a disposé une vis y , que les fig. lo et 16montrent en détails. Il suffit de desserrer cette vis pour que lamoindre pression fasse passer une portion du cercle du point Jen J'. Les jonctions à charnières des autres parties de la jante seprêtent à ce mouvement, en s’ouvrant, comme on le voit, aupoint o. On enlève alors, la soie à volonté, après avoir placél’asple sur la courbe v , destinée à lui servir de point d’appui (I).

Battage et purge des cocons. M. Locatelli attache la plus grandeimportance au battage des cocons ; l’expérience et ses investiga-tions lui ont indiqué que, pour arriver à une purge parfaite avecle moins de déchets possible, il fallait : 1° plonger les cocons untemps déterminé et assez court dans de l’eau dont toute la massesoit en ébullition ; 2° abaisser ensuite brusquement, jusqu’à 6o°environ, la température du liquide par l’arrivée d’un jet d’eau

(1) La soie, en séchant, prend un retrait très-sensible ; elle est par conséquentsoumise à une traction qui peut l’énerver, si on la laisse sur le tour, comme on al'habitude de le faire ; il vaut bien mieux l’enlever immédiatement après sa pro-duction , afin de laisser sécher les fils débarrassés de tout effort.