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SOIE.

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Voici ce qu’on a dit :

« M. Locatelli s’est proposé de produire de la soie grége sus-ceptible d’être cuite et teinte sans avoir été ouvrée, c’est-à-dire sans avoir été doublée et tordue , comme on est obligé de lefaire généralement dans l’état actuel des choses, il a complète-ment échoué.

» L’opération est plus coûteuse avec son tour qu’avec les autres ;son appareil peut à peine faire 2o0 grammes desoie par jour,quantité bien inférieure à celle que l’on fait généralement.

» La vitesse que le tour Locatelli peut prendre , en ne faisantqu’un écheveau, est compensée parles défectuosités que la soiedoit présenter en raison même de cette vitesse. C’est une véritablecalamité d’avoir une machine avec laquelle le premier individuvenu peut obtenir un produit convenable. Le moyen si ingénieuxemployé pour remplacer les cocons usés dans le tour Locatelliétait connu, et il n’a été que modifié et amélioré par lui.

» La force motrice, dans le nouveau système, coûte plus quedans l'ancien.

» Le tour Locatelli n’offre d’autres garanties, pour obtenir unesoie régulière, que la sévérité de la surveillance des fileuses.

» Il ne peut produire qu’un écheveau à la fois; il ne peut êtremû mécaniquement, enfin, il ne fait ni mieux, ni plus, ni àmeilleur marché que les tours reconnus bons dans l’état actuelde l’industrie séricicole. »

Voici maintenant ce que nous dirons pour répondre à ces dif-férentes objections. 11 importe peu à l’industrie de savoir sousquelles préoccupations les améliorations d’une machine ont ététentées. Il lui suffit de constater les résultats, d’étudier et d’ap-précier les moyens employés pour y arriver.

Il serait certes prématuré d’avancer que la soie grége produitepar le nouveau tour peut être travaillée comme si elle avait étéapprêtée. Nous ne pensons pas que l’inventeur lui-même le pré-tende. 11 est cependant juste et vrai de dire qu’il y a un premierpas de fait dans cette voie si délicate et si difficile. Nous avons puprendre connaissance de plusieurs attestations fournies par lespremiers teinturiers de Milan , annonçant qu’ils avaient pu teindrefacilement cette soie grége. Nous avons également vu des échan-