MATIÈRES FILAMENTEUSES, 1NTERMÉD. ET DISCONTINUES. 325
sur une projection horizontale, fig. 4. Une vis sans fin V, caléesur l’arbre d’un des cylindres , engrène avec un pignon/ - , dontl’axe porte un excentrique e, qui donne le mouvement de va-et-vient à la tringle t , et par suite à la traverse g , h laquelle elle estliée par l’articulation x.
Quant au mouvement du chariot h , qui nous reste à expliquer,il est communiqué par l’axe de la roue intermédiaire qui porteune vis sans fin w, engrenant avec la roue horizontale z, calée àl’extrémité supérieure de l’arbre vertical y , dont l’autre extrémitéreçoit une vis sans fin z', engrenant avec une roue z 1 ', fixée surun arbre o' régnant le long de là machine. Sur l’arbre o' de cetteroue, est placé un excentrique X, qui dans son mouvement agitsur le galet e’ attaché à un bras de levier ou balancier C, décri-vant son mouvement alternatif autour du point O" de l’arbre O 1 'tenant au bâti. Chacun des bouts du balancier c vient alternative-ment agirsurles galets K, et la tige IU qui traverse les barres t, et l,pour aller se fixer au chariot h qui imprime le mouvement deva-et-vient aux bobines.
En parlant de l’envidage aux bancs à broches, nous avonsfait comprendre que pour qu’il pût s’effectuer, il fallait qu’ily eût une différence de vitesse entre les mouvements de labroche et de la bobine. Dans le métier continu, cette différencea lieu par le frottement du rebord de celle-ci contre le chariotqui ralentit son mouvement. Ce rebord porte d’ailleurs ordi-nairement une espèce de petite crémaillère à laquelle est at-taché un léger poids dont on peut faire varier l’action, suivantqu’on fait changer le bras de levier à l’extrémité duquel il agit ;ce qui se fait en le rapprochant ou en l’éloignant du centrede la bobine. L’effet du poids sert surtout à tendre le fil, pourque le renvidage puisse se faire convenablement; il s’ensuit quecette tension doit être augmentée avec la vitesse qu’on imprimeaux broches; car plus elle est grande, plus la force centrifugetendra à éloigner le fil de la bobine, et plus il faudra exercerd’effort pour l’envelopper sur elle. Il est facile de comprendre quesi cette tension dépassait la limite de résistance du fil, il romprait;c’est en effet ce qui a lieu lorsqu’on veut donner une accélé-ration trop grande aux broches d’un métier continu. Or, comme