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FILAGE.
elle doit être proportionnelle à la torsion qu’on veut obtenir, etque cette dernière est elle-même en rapport de la finesse des fils,on comprend qu’il est difficile d’en produire de très-fins aumoyen des métiers continus, sans s’exposer à de fréquentes rup-tures occasionnées par cette tension qui, d’un autre côté, absorbeune grande quantité de force motrice sans utilité , et diminued’autant le rendement. C’est là la cause capitale qui s’est op-posée jusqu’à présent à ce qu'on se servît du système continuaussi fréquemment qu’on l’eût fait sans cela. Il n’y a en effetplus d’avantage réel a son usage lorsqu’on veut produire dufil dont la finesse dépasse le n° 30, ou 30 kilomètres par 500grammes, comme nous le verrons par les résultats dont nousaurons bientôt à nous occuper. Un autre inconvénient descontinus, que nous devons signaler de suite, c’est l’irrégularitéd’envidage qui doit nécessairement exister, quoi qu’on fasse avecles métiers généralement usités ; le ralentissement de vitesse dela bobine n’est pas mathématiquement proportionnel à l’aug-mentation de son diamètre, comme cela devrait avoir lieu, etcomme on l’obtient dans les bancs à broches. La tension à donnerau fil, étant réglée à la main par l’ouvrière, n’a pas non plustoujours lieu, par ce motif, de la manière la plus convenable.
C’est à ces différents inconvénients que présente ce genre demétier , qu'on a surtout cherché à remédier.
Métier de Bradburg . Une des premières modifications qu’onait tentées, consistait à donner des mouvements indépendantsl’un de l’autre à l’ailette et à la broche. La disposition proposée aété celle indiquée dans la fig. 5, PL XIV, qui donne une brocheseulement. Les broches, au lieu d’être inclinées comme dans lafigure, sont toutes verticaleset parallèles entre elles ; elles diffèrentde celles du métier que nous venons de décrire, en ce que l’ailettea ses branches b , b dirigées en sens opposé, et qu’elle reçoit unmouvement direct par la noix n commandée par le tambour A;c’est ce mouvement de rotation qui imprime la torsion. Le ron-vidage est encore produit par l’impulsion de la bobine a sur labroche i -, mais celle-ci est mise en mouvement directementpar la petite poulie n', recevant sa vitesse du second tam-bour B ; elle est d’ailleurs fixée comme à l’ordinaire à sa